L'Association Francophone des Utilisateurs de logiciels libres (AFUL)

Pour les formats ouverts !


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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des standards ouverts (formats, protocoles) dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage et presque partout), depuis le 1er juillet 2004 (soit plus de 2300 jours) - Il y a actuellement plus de 2600 articles en ligne - L'année 2010-2011 est la saison 7 du site : l'article des 6 ans et l'article 2500, La terrible maladie des figuiers de bonnets


Depuis le site de microblog Identi.ca, les 12 derniers sites pdlsa relevés par tsfoo : Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Carte Musique Jeune, Festival de Deauville, SNCF-International, Aubade, VSD, Dassault Systèmes, Cegid, Axway (Sopra group), Linedata Services, Sophis, Bill & Melinda Gates Foundation, Le Festival de Cannes, Sage (voir une liste qui en reprend et plus complète).


Ne me suivez pas sur Twitter, ni sur Facebook : je n'y suis pas. Et il n'y a pas non plus d'applicaton iPhone ni Android pour FOo. En revanche, il y a le site Web (vous y êtes !), le compte tsfoo sur Identi.ca (depuis juillet 2009) et le compte thierrystoehr sur Twitter (depuis octobre 2011).


La Chine aura son format 3G

Un format indépendant, mais incompatible

La Chine a déjà dévelopé son propre format de DVD video, appelé EDV, afin de ne pas être dépendante de technologies non-maîtrisées ainsi que pour ne pas verser de royalties sur des brevets, même si l'EDV n'est pas totalement un standard ouvert.

La Chine a retenu la même approche pour la téléphonie mobile de troisième génération, la 3G, au niveau national. Ainsi, la norme TD-SCDAM établie par des industriels chinois (ainsi que Nortel, Motorola et Siemens) sera utilisée et déployée très prochainement. Non seulement le coût sera moindre du fait de l'absence de brevets, mais les réseaux à installer seront aussi moins coûteux. Avec aussi l'aspect de recherche et développement pour le pays.

Cependant, ce nouveau format ne va pas dans le sens de l'interopérabilité : en effet, les normes 3G utilisés sur les réseaux dans le monde (Europe, Etats-Unis, Asie hors Chine) ne sont pas les mêmes et surtout ne sont pas compatibles.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Système anti-copie, système anti-lecture

Une analyse de jugement

Comment pouvoir écouter facilement des CD audio si chaque fabricant avait son propre format (ouvert ou pas) ? Cela serait impossible, il n'y aurait pas d'interopérabilité. Il y a donc une une norme à propos des CD audio normalement respectée et ainsi sont-ils lisibles sur tous les matériels lecteurs... de CD audio ! Le raisonnement est logique, sauf quand des éléments autres que ceux de la norme CD audio sont ajoutés pour empêcher la copie. Mais alors plus de lecture sur tous les appareils. Et quand les acheteurs ne sont pas clairement prévenus, ils peuvent s'estimer abuser.

C'est ce type d'affaire qui a été jugée récemment. Et le site Web « LBSNDD, le blog sans nom de Dimitri », lancé le 16 mars dernier, fait une longue analyse intitulée Anti-lecture et signée Dimitri Robert.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Comment mettre en réseau des casiers judiciaires

Le casier judiciaire européen

Afin de communiquer entre eux, les Etats membres peuvent recourir à des standards concernant :

  • Le format des documents : XML 1.1 et XSD
  • Le langage technique : UNICODE 4.0
  • La communication : SOAP (Simple Object Access Protocol), https et WSDL

Le paragraphe ci-dessus est extrait du dossier de presse à propos des « choix de technologies compatibles et de normes communes » en vue de la mise en réseau de casiers judiciaires de quatre pays européens (France, Allemagne, Espagne et Belgique) d'ici à fin 2005. Cette mise en réseau a été annoncée lors d'une conférence de presse lundi 4 avril 2005.

Pour interconnecter les réseaux d'informations judiciaires différents des quatre pays, il faut utiliser des normes qui se comprennent car elles sont connues (même si elles ne sont pas communes). Les plus puissantes sont les standards ouverts, aussi bien pour les formats ouverts des protocoles d'échanges (https, SOAP, WSDL), pour les formats ouverts de codage des caractères (unicode) et pour les formats ouverts de documents (XML et XSD).

La possibilité de cette mise en réseau au niveau européen repose sur les standards ouverts, ici clairement mentionnés (le réseau européen de suivi de traffic maritime, Traffic 2000 utilise sans doute la même approche). La vraie interopérabilité permet de faire échanger des infrastructures différentes.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, cette mise en réseau des casiers judiciaires pourra être soumise à brevets pour un ou plusieurs de ses éléments, entrainant des coûts financiers, des limitations de déploiement, des dépendances technologiques.]

En Australie, un texte redoutable sur l'interopérabilité

L'art et la manière de dire les choses...

La deuxième conférence OCG se déroulera en Australie les 18 et 19 avril 2005. Parmi les invités et les interventions au programme, un sujet et son auteur sont aussi à signaler. Il s'agit de Greg Stone de Microsoft Australie qui a la particularité d'occuper le poste de NTO (National Technology Officer) dans le pays. Or les NTO de Microsoft, nommés dans de nombreux pays (mais pas encore connu en France officiellement) sont les responsables nationaux des dossiers « standards et interopérabilité ».

Le résumé de la conférence que Greg Stone donnera le 18 avril de 15h30 à 16h30 est donc à ce titre très intéressant, d'autant que l'interopérabilité est une priorité de Microsoft depuis la déclaration de Bill Gates le 3 février 2005. En fait le texte de Greg Stone est même redoutable. Ainsi, on lit :

'Interoperability,' not 'Interchangeability'

Le titre est simple, mettant en avant l'interopérabilité et non pas l'interchangeabilité. Poursuivons.

In today’s highly dynamic information technology (IT) marketplace, businesses and other organizations routinely deploy heterogeneous IT networks consisting of hardware and software from multiple vendors. In such an environment, interoperability is a technical and business imperative. It is also a desired goal for government in the context of both public policy (promotion of a healthy, competitive, and innovative IT-ecosystem) and in the government software procurement process (government as IT-consumer).

Ce paragraphe pose le contexte de la situation : du fait d'environnements hétérogènes, l'interopérabilité est un impératif technique et aussi un impératif pour le monde des affaires et pour les gouvernements.

But what is 'interoperability'? How should it properly be defined? In this paper we outline the arguments for industry’s development and support of Open Standards positing that 'Interoperability' must be distinguished from the concept of 'interchangeability' or 'cloning.' We begin by clarifying the usage of terms such as 'Product Standards', 'De Jure Standards' 'Proprietary Standards' and 'De Facto' standards and the role each plays within the standards ecosystem.

En partant de la question qu'est-ce que l'interopérabilité et comment bien la définir ?, sont évoqués et seront définis les termes de produits standard, de standards propriétaires ou de standards de facto et leur rôle dans « l'écosystème des standards » : une très jolie tournure, qui ne cite pas explicitement les vrais standards ouverts. Mais le meilleur est à la fin de ce second paragraphe :

We also outline why a market-driven approach to achieving interoperability makes the most sense and what part Microsoft has, and will continue to play, within this context.

Soit : « Nous soulignerons aussi pourquoi une approche orientée par l'offre et la demande apporte le plus de sens pour établir l'interopérabilité et quelle part Microsoft a, et continuera d'avoir, dans ce contexte. » Donc hors de l'approche des marchés, point de solution sérieuse pour l'interopérabilité. Et parmi les acteurs des marchés, les plus gros sont sans doute vus comme les plus à même de définir les choses. Finalement, avec cette approche, c'est donc aux grandes sociétés de se charger de l'interopérabilité, pour les autres acteurs économiques mais aussi pour les gouvernements.

La vraie question de fond, c'est que l'informatique est une infrastructure. En tant que telle, des standards doivent être mis en place pour permettre son interopérabilité au-delà de ce que peuvent vouloir les éditeurs. Et ces standards doivent alors être ouverts pour une vraie interopérabilité.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]