Pour les formats ouverts !

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1544 articles en ligne, dont 8 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :

  • 1er mai : Adobe annonce l'ouverture de certains éléments de sa technologie Flash dans le cadre du projet Open Screen

2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


Amaya, nouvelle version

Le logiciel du W3C (article écrit hors connexion et mis en ligne le 18 août 2007)

Mozilla Firefox et Microsoft Windows Internet Explorer, plus connus en Firefox (FF) et Internet Explorer (IE), sont les 2 navigateurs phare du marché Web. Sans oublier les Safari, Konqueror ou Opera.

Et puis, moins connu, il y a Amaya [1], logiciel du W3C (World Wide Web). Il a la particularité d'être navigateur Web, mais aussi éditeur de pages Web, et en logiciel libre.

La version 9.55 est sortie le 10 juillet 2007. Elle existe pour Linux, Windows et MacOS X (PowerPC et Intel). Les formats HTML 4.01, XHTML 1.0, XHTML Basic, XHTML 1.1, HTTP 1.1, MathML 2.0, plusieurs caractéristiques de CSS 2 et le SVG (transformation, transparence et animations SMIL) sont pris en charge.

Ce sont tous des formats et des standards ouverts, à la base du Web.

Signalons que l'équipe est dirigée par la française Irène Vatton (de l'INRIA), avec Laurent Carcone (du W3C) et Vincent Quint (de l'INRIA). (Amaya n'a rien à voir avec Afric Simon et son Ramaya [2], ni avec l'abeille Maya [3] : cette remarque tient des formats de l'été !)

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Messagerie instantanée : la norme internationale XMPP

Une norme ouverte mondiale au service des utilisateurs et des industriels

Les normes internationales sont à l'honneur, notamment en bureautique avec la norme ISO 23600 de mai 2006 (OpenDocument Format).

Le protocole Jabber/XMPP est une norme internationale depuis octobre 2004. Elle a été établie par l'IETF, un des principaux organismes de normalisation au monde [1], sous la référence RFC 3920 à 3923 [2].

XMPP, nom officiel pour Extensible Messaging and Presence Protocol, est basé sur la famille XML et concerne la messagerie instantanée (« chat » ou encore « instant messenging » en anglais) et des applications voisines (notamment la présence).

XMPP, seule norme internationale en vigueur, est de plus un protocole ouvert, au contraire des autres protocoles utilisés par les logiciels du marché comme MSN Windows Live ou Yahoo! Messenger, fermés et non certifiés internationalement.

Les États, gouvernements, administrations et entreprises qui déploient (ou vont le faire) la messagerie instantanée, outil puissant aux possibilités très importantes, peuvent s'appuyer sur cette seule norme internationale qui répond aux exigences d'interopérabilité, d'indépendance et de pérennité.

La norme XMPP est maintenue par la XMPP Standards Foundation [3], issue des travaux de la Jabber Software Foundation [4]. La norme XMPP peut être implémentée dans tous les logiciels désireux de s'appuyer sur ses caractéristiques puissantes et normalisées.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Quand un tel duo paraît, qu'en est-il des formats

Le duo SAP-Microsoft avec son offre Duet : et les formats ?

Microsoft et SAP ont annoncé le 2 mai 2006 [1] une offre commune avec le lancement de Duet [2], « for Micorosoft Office and SAP ». L'idée est simple : permettre aux logiciels Microsoft Office et SAP de travailler ensemble.

Par abus de langage assez classique, notamment des équipes marketing et commerciale, on retrouve l'expression interopérabilité : or il s'agit de compatibilité des 2 logiciels pour travailler l'un avec l'autre. On peut aussi parler d'intégration de ces 2 logiciels.

« Il n’y a pas de moyens plus radicaux et plus puissants pour rester, ad vitam eternam, prisonnier de ces deux fournisseurs ! » : tel est l'avis de Louis Naugès dans un article [3] qui dresse un bilan après l'annonce par Microsoft et SAP que 250 entreprises ont choisi la solution Duet. L'article veut « tirer, une fois de plus, le signal d’alarme » avec comme approche que Duet veut « Essayer de lutter contre la montée rapide des navigateurs comme interface universelle en leur opposant l’archaïsme d’une suite bureautique obèse. » (l'approche Web 2.0).

Quelle que soit l'approche, la Web 2.0 (voire la Bureautique 2.0) d'un côté ou l'alliance de 2 logiciels phares de l'autre, la question des formats et des protocoles se posent :

  • le duo peut-il s'ouvrir : est-il possible d'interagir avec SAP depuis OpenOffice.org ? Techniquement, sans doute, mais légalement ? Cela serait-t-il possible et à quelles conditions ?
  • quid des données produites : formats ouverts ou pas ? ne sont-elles exploitables qu'avec ce couple ou séparemment ?

Ce duo illustre un duel classique : avec les 2 logiciels (et leurs corrolaires comme Windows) et leurs évolutions (à mettre à jour), vous maîtrisez les données produites ; hors d'eux, des difficultés se posent, comme l'ndépendance, le coût, la pérennité ou l'interopérabilité.

Finalement, presque rien de neuf : l'alliance de 2 géants dans leur secteur pour être encore plus présent, avec les formats comme arme. Chaque structure choisira en fonction de ses besoins et en connaissance de cause (il faut le souhaiter pour les responsables). Quand un géant du cinéma s'allie à un fabricant de DVD haute définition, il en adopte le format (mais l'utilisateur ne produit rien avec).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Attention aux versions et à leurs formats

Une histoire de MALLE et de -mal-, d'Apple et d'Ubuntu

19 avril 2007 : sans avoir à prendre son mal en patience, c'est la sortie de la nouvelle version de la distribution Linux Ubuntu. C'est la 7.04 (au format « année.mois »), aussi dénommée Feisty Fawn (qui se traduit par le faon fougueux, encore un animal) [1].

Cette distribution est celle utilisée par ma MALLE, Machine Apple avec des Logiciels Libres Exclusivement (donc sans Mac OS X, avec des formats ouverts). Mais pour ma MALLE, cela va mal : c'est un ordinateur portable avec un microprocesseur PowerPC [2], pas Intel.

Or il n'y a pas de malentendu possible : plus de version officielle Linux Ubuntu au format PowerPC. Fini.

Maladresse ? Non, mais loi du marché, obsolescence encouragée (en étant négatif) ou amélioration constante (en étant positif) ; et aussi coût élevé pour proposer des versions pour machines un peu « anciennes ».

Malformation ? En un sens, car ce n'est plus avoir le bon format que d'utiliser une machine peu récente.

Conclusion : tout cela n'est pas aussi malléable, et il faut faire attention aux caractéristiques précises des différentes versions des logiciels pour connaître les formats exacts utilisés et proposés, y compris pour les matériels.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Thunderbird 2 et les formats

La nouvelle version du logiciel de messagerie

Le logiciel libre Thunderbird [1] de la fondation Mozilla [2] est sorti dans sa version 2 le 19 avril 2007 [3], après la version 2 du navigateur Firefox en octobre 2006. Qu'en est-il des formats et des protocoles utilisés ?

Ceci est la base depuis très longtemps (même si l'IMAP est un peu plus récent). On peut ajouter aussi parmi les nouveautés :

  • la navigation comme dans le navigateur Web : « Avant » ou « Après » ;
  • les requêtes enregistrées pour une réutilisation ;
  • l'étiquetage des courriels avec ses propres mots clés (« tag » en anglais) pour retrouver les informations : ce sont des métadonnées personnelles.

Ces nouveautés de Thunderbird 2 utilisent des formats ouverts et sont à un format technique ouvert, car les coulisses techniques sont ouvertes : c'est un logiciel libre. Les données, c'est-à-dire les courriels et les adresses, ne sont donc pas prisonnières du logiciel ni utilsables que par lui. L'interopérabilité est de mise.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Logiciel de présentation de Google : et les formats ?

Nouveau logiciel Google, nouveau format ?

Janvier 2003 : Steve Jobs, patron d'Apple, annonce lors de sa conférence au salon MacWorld que la présentation qu'il fait à cet instant (avec textes et images animés, effets de transition,...) a été créée par un logiciel dénommé Keynote, qui s'ajoute au catalogue de l'éditeur [1].

Avril 2007, le mardi 17 : Eric Schmidt, patron de Google, annonce lors de sa conférence à Web 2.0 Expo [2] que la présentation qu'il fait à cet instant a été créée par un logiciel en ligne, qui s'ajoutera au catalogue de Google à l'été 2007 [3].

ELF, Et Les Formats ? Encore une fois, c'est « la » clé, avec la guerre des formats (ouvert contre fermé) derrière la guerre des logiciels (PowerPoint-Office contre les autres suites bureautiques) et la guerre entre entreprises (Google contre Microsoft) [4].

Quel format, quelle stratégie ?

Ce logiciel de Google vient compléter d'autres logiciels en ligne, où les formats sont des éléments clé :

  • Google Documents & Tableur avec les formats fermés de Word (.doc) et Excel (.xls) mais aussi le format ouvert ODF (OpenDocument Format) ;
  • Google Mail avec les formats ouverts texte et HTML (pour les courriels) et le protocole ouvert POP3 (pour les récupérer ; mais pas IMAP, proposé par Yahoo!Mail) ;
  • Google Agenda avec le format ouvert iCal ;
  • Google Talk : à la différence des autres, il n'y a pas de création de données, mais échanges de messages. Ici c'est le protocole de communication qui est la clé : il s'agit de Jabber XMPP, un protocole ouvert.

Quel sera le(s) format(s) proposé(s) par Google pour les fichiers créés avec ce logiciel en ligne de création de présentations ? Il y a plusieurs possibilités :

  • le PDF et le HTML : c'est possible, et tous les deux sont ouverts ;
  • celui de Microsoft, PowerPoint (.ppt), fermé mais très présent : certainement ; mais quelle version ?
  • celui d'Apple, Keynote, fermé et célèbre grâce aux présentation d'Al Gore : la question se pose ;
  • celui d'ODF, format ouvert, Google étant membre de l'ODF Alliance : très certainement. Et c'est une arme en faveur des formats ouverts.

Enfin, il y aurait une dernière possibilité : le format créé ex nihilo, comme Microsoft pour la photo. Ce n'est pas sûr du tout : la compatibilité, l'interopérabilité, le souci d'ouverture et l'existence de formats sur le marché incitent sans doute à retenir ce qui est en place, notamment le format ouvert ODF.

Encore une fois, ce sont les données et leur format qui sont la clé. Réponse définitive à l'été 2007.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Messageries instantanées de Microsoft et de Yahoo! : elles se parlent !

Windows Live Messenger et Yahoo! Messenger communiquent (quant aux autres messageries...)

Le 12 octobre 2005, l'annonce tombait : un communiqué de presse de Microsoft et Yahoo! annonçait « un accord d'interopérabilité » entre les messageries instantanées de chaque société.

Le 13 juillet 2006, un autre communiqué annonçait la suite : « une interopérabilité sans précédent entre Windows Live Messenger et Yahoo! Messenger ».

Début décembre 2006, les choses sont en place avec les versions disponibles en ligne et les textes officiels :

Vous pouvez maintenant utiliser Yahoo! Messenger pour discuter en direct avec vos amis qui sont sur Windows Live™ Messenger. Site de Yahoo! [1]

Maintenant, sur Windows LiveMessenger, vous pouvez même parler avec vos amis connectés à Yahoo! Messenger ! Site de Microsotf [2]

Messageries interopérables ? Le mot n'est pas utilisé. Messageries compatibles ? Pas d'utilisation non plus. Les pages sur les 2 logiciels parlent de « échangez avec » ou de « discutez avec », et c'est tout à fait exact. Dire que les 2 messageries sont compatibles est également juste. Mais peut-être que compatible peut faire penser à incompatibilité, ce qui est négatif et qui n'est pas le cas (à condition d'avoir tout de même les dernières versions de chaque logiciel...).

Finalement :

  • il est possible de présenter les choses simplement, sans abuser du mot interopérabilité utilisé systématiquement ;
  • il est tout de même incroyable que pour échanger ou discuter avec les autres, ces autres doivent avoir l'un des 2 logiciels et uniquement ceux-là ! A contrario pour le fax, le courriel ou le téléphone, les appareils de n'importe quelle marque permettent de communiquer.

Toujours est-il que le protocole utilisé n'est pas ouvert et que l'interopérabilité n'est pas de mise dans le monde des messageries instantanées, alors qu'un protocole ouvert existe, Jabber/XMPP.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Asterisk en conférence

Trois jours de conférence à l'INRIA à propos du logiciel Asterisk

En octobre, l'INRIA organisait son séminaire IST 2006 à propos de Pérenniser le document numérique : il se déroulait à Amboise durant toute la semaine du 2 au 6.

Et du 20 au 22 novembre 2006, l'INRIA proposait à Rocquencourt 3 journées intitulées Open source et téléphonie sur IP [1] : elles concernaient Asterisk, un logiciel libre de téléphonie sur IP (ToIP, Telephone over IP). IP, Internet protocol, est un standard ouvert.

Asterisk est « The open source PBX » [2] : c'est un logiciel libre, en licence GPL, permettant d'avoir un commutateur téléphonique privé (Private Automatic Branch eXchange, soit PABX ou PBX) [3] sur BSD, Linux et Mac OS X. Il assure la messagerie vocale, la conférence téléphonique, la distribution des appels en utilisant les protocoles ouverts H.323 (un ensemble de protocoles de communication de la voix, de l'image et de données sur IP) [4], SIP (Session Initiation Protocol ) [5] et IAX (Inter-Asterisk eXchange) [6].

Pour la téléphonie via Internet, le protocole ouvert SIP est utilisé par la Freebox HD, par Doop, par Wengo ou par SIPphone, au contraire de Skype qui a un protocole fermé qui peut soulever des questions de sécurité.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Pour lire les formats, sortez le Hachoir !

Un outil puissant, la boite du Hachoir

Le monde des fichiers peut se décomposer en 2 grandes catégories : d'un côté les fichiers au format binaire, de l'autre les fichiers au format texte.

Les fichiers HTML, TeX ou encore ceux de la famille XML sont au format texte : on peut y lire le contenu et aussi les informations sur ce contenu dans un codage qui utilisent du texte. On a notamment des balises qui servent à identifier les parties du document (comme les différents niveaux de titre, un paragraphe, une formule de maths, un lien hypertexte,...).

Les formats binaires ne sont pas lisibles ni utilisables par un œil humain et ne servent qu'à un logiciel sur un ordinateur. Le format binaire n'est pas aussi ouvert.

Et voilà le Hachoir [1]. C'est un projet de Victor Stinner permettant de lire les informations contenues dans un fichier binaire. C'est une suite d'outils développés dans le langage Python avec pour but de manipuler facilement un fichier binaire. Le projet est né en octobre 2005 et il est sorti en version 0.6 un an après. [2]

Après l'éditeur de texte qui permet de lire tous les fichiers, quitte à ne pas y comprendre les informations binaires, voici donc l'outil pour aller plus loin : le Hachoir, pour plus voir et plus savoir.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le logiciel WordPerfect et les formats

Les formats dans le logiciel WordPerfect

Connaissez-vous WordPerfect ? [1]

  • c'est un logiciel de traitement de texte édité par Corel [2] ;
  • c'est le logiciel de bureautique le plus utilisé fin des années 80 et début des années 90 : son format de fichiers était le standard de facto (Microsoft Word n'était pas du tout répandu) ;
  • la dernière version, WordPerfect X3, est sortie début 2006, et fait partie de la suite Corel WordPerfect Office (avec le tableur Quattro Pro et l'outil de présentation Presentations) ;
  • WordPerfect est encore très présent dans certains secteurs dans plusieurs pays, dont l'Amérique du Nord - (voilà pour des informations au format liste).

Il faut signaler 4 points à propos de WordPerfect en rapport avec les formats.

Les macrocommandes : dans le cadre d'utilisations avancées, elles permettent d'être plus efficace et sont puissantes. Mais ces macrocommandes sont liées à WordPerfect : il n'y a pas d'indépendance vis-à-vis de l'outil. Et le format de ces macrocommandes, même s'il était ouvert, nécessite WordPerfect et ses formats. C'est le principe des éléments d'une chaîne qui peuvent enchaîner.

Le PDF : la version X3 sait utiliser le format PDF (comme aussi OpenOffice.org et bientôt MS Office 2007), avec la possibilité de créer des fichiers PDF et aussi d'en ouvrir pour les modifier.

La compatibilité : sur le site de Corel, le texte de présentation du produit [3] met en avant la « compatibilité » comme signe distinctif, et ne parle donc pas de manière abusive d'interopérabilité.

Les coulisses : « Révéler les codes » voici une originalité de WordPerfect, qui consiste à montrer les codes de formatage du texte (ceux qui donnent du gras, de l'italique, un retour à la ligne, une liste,...). Cela est identique au principe des balises HTML. Cependant, ces codes ne sont pas le codage exact utilisé par le logiciel, contrairement au HTML.

Pour autant le format des fichiers produits par WordPerfect n'est pas ouvert au sens de la loi française, mais l'ouverture est à signaler.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

FrontPage, c'est fini, et dire qu'il a tant sévi

Arrêt du logiciel FrontPage de création Web

C'est par l'intermédiaire d'un article du blog de Daniel Glazman [1], repris par Tristan Nitot sur Standblog [2] que l'information est passée : Microsoft arrête son logiciel FrontPage et passe désormais à SharePoint Designer et Expression Web.

FrontPage est un « Web authoring tool » (au format anglais), et en français « le logiciel de création et de gestion de site Web de Microsoft Office » [3]. Donc d'un point de vue des formats, un outil intégré à Microsoft Office qui lui-même fonctionne avec Windows dans une certaine version : la chaîne technique... Est-on emprisonné avec le format des documents créés avec FrontPage qui n'est lisible qu'avec FrontPage ? Non. Mais...

FrontPage permet de composer des pages Web de manière visuelle (WYSIWYG), presque comme avec un traitement de texte, en utilisant le code HTML (le langage des pages Web) mais sans le connaître et sans le manipuler directement. Ce HTML est un format ouvert et les logiciels de création Web intègre ce format.

Oui mais... On peut plus ou moins respecter le format HTML officiel, celui établi par le W3C. Cela est gênant voire dangereux de s'éloigner du « vrai » HTML, car il n'est alors pas correctement utilisable par tous les navigateurs Web qui sont censés lire correctement ces pages.

Et c'est là que surgit le complément indispensable à FrontPage : Internet Explorer, le navigateur Web qui comprend parfaitement le format HTML de FrontPage. Cela est logique, les deux sont créés par Microsoft et se complètent : ce que l'un a créé, l'autre le montre correctement.

Mais c'est ici un vase clos, un duo qui se renvoie les pages : FrontPage-Internet Explorer et Internet Explorer-FrontPage. Et si on utilise un autre navigateur ? La page n'est plus comme celle créée dans FrontPage. Et si on utilise un autre logiciel de création de page ? Et bien les résulats ne sont pas les mêmes que dans Internet Explorer.

Cela va à l'encontre de l'idée à la base du Web : l'interopérabilité, c'est-à-dire des contenus avec un format ouvert (le HTML) et des logiciels qui les créent et d'autres les affichent.

On peut reconnaître que FrontPage a permis à de nombreux utilisateurs (surtout quand le logiciel était « facilement » présent sur les machines, comme Internet Explorer...) de se lancer dans la création de pages Web sans rien connaître de la technique et du format HTML, en travaillant facilement comme dans un traitement de texte. Mais ce couple FrontPage-Internet Explorer n'a pas joué en faveur de l'interopérabilité, avec les pages ou les sites « Optimisés pour Internet Explorer » : ils ont alors sévi.

(Précision à propos de « travailler facilement comme dans un traitement de texte » : pour obtenir un texte correctement formaté de manière professionnelle du monde de l'édition, il y a aussi des techniques utiliser : les niveaux hiérarchiques de texte, les règles typographiques, l'index, la table des matières, les notes de bas de page... Ce n'est pas aussi « facile ».)

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format ouvert OpenDocument, un logiciel de plus

OpenDocument Format est le format par défaut de KOffice 1.5

La version 1.5 de la suite bureautique KOffice [1] est disponible depuis le 11 avril 2006 [2]. Parmi les nouveautés, elle utilise désormais OpenDocument Format comme format par défaut. Ce format ouvert, lancé par la suite bureautique OpenOffice.org, a été reconnu comme norme par l'OASIS en mai 2005. Il est notamment utilisé en France par la Gendarmerie nationale, et soutenu par l'ODF Alliance.

Comme le format est ouvert et libre, n'importe quel éditeur peut disposer des spécifications techniques de ce format pour les intégrer dans son logiciel : il n'y a donc pas de barrière technique ni juridique à proposer cette possibilité. La concurrence est ouverte. Le format PDF, qui est aussi ouvert, est dans le même cas : c'est ainsi que OpenOffice.org et KOffice proposent d'enregistrer dans ce format (c'est prévu dans la prochaine version de Microsoft Office début 2007).

Sources et liens :

Un anniversaire de 5 ans et l'année 2006

Les 5 ans d'OS X et les OS de 2006...

24 mars 2001 : Apple lance son nouveau système d'exploitation, Mac OS X (10.0, nom de code Cheetah), soit une demi-décennie (dans un format non chiffré). Et 5 ans après, 4 autres versions se sont succédées (de 10.1 dès septembre 2001 à 10.4 Tiger fin avril 2005) et les premières machines avec microprocesseur Intel annoncées en juin 2005 sont apparues (fin des puces au format PPC).

25 octobre 2001 : Microsoft lance Windows XP, son nouveau système d'exploitation. Depuis, en 5 ans, des correctifs et ajouts ont été faits (les Service Packs, SP), mais pas de nouvelle version majeure. Le 21 juillet 2005, le nom de Windows Vista a été annoncé (avec une sortie annoncée alors en 2006), et fin février 2006, les 6 versions de Vista ont été annoncées.

Les OS concurrents et leurs formats

Le 21mars 2006, Microsoft a annoncé le report à début 2007 de la sortie de Windows Vista pour les particuliers (les versions déjà installées sur les machines et celles en vente au détail). Et les OS concurrents en 2006 et en 2007 ?

Selon le calendrier, l'un des prochains concurrents sera Ubuntu Linux, prévu initialement en avril (une version chaque 6 mois depuis octobre 2004) mais reporté pour le 1er juin (et dénommé Dapper Drake). Puis fin 2006, en respectant les 18 mois maximum entre chaque version, ce sera Mac OS X 10.5 Leopard et enfin Windows Vista début 2007.

Et les formats dans tout cela ? Effet en chaîne...

Si la version d'un logiciel n'est disponible qu'avec une version précise d'un système d'exploitation, alors cela oblige à se mettre à jour (au niveau logiciel mais aussi parfois matériel) pour utiliser ledit logiciel. D'autant plus si ce logiciel est le seul à savoir utiliser les données à un format donné. On a la chaîne données-logiciel-système d'exploitation-matériel...

Avec donc les données comme élément crucial de départ : le format des données est la clé. Si le format est ouvert, l'indépendance vis-à-vis d'un système est assurée, comme l'interopérabilité.

Sources et liens :

Windows : 6 formats pour Vista

La future version de Windows, en 6 formats techniques, commerciaux et marketing

Fin 2006, sortie de 2007 Microsoft Office et de Windows Vista. Pour ce dernier, Microsoft a publié le 27 février les premières informations sur les différentes versions : 6 seront proposées,

  • 3 pour les particuliers, Windows Vista Home Basic et Windows Vista Home Premium et Windows Vista Ultimate ;
  • 2 pour les entreprises, Windows Vista Business et Windows Vista Enterprise ;
  • 1 pour « emerging markets », Windows Vista Starter, soit pour les marchés émergents : format politiquement correct pour désigner « le système d'exploitation 32-bits spécialement établi pour les ordinateurs à bas coût » des utilisateurs débutants de certains pays.

Chaque version aura (ou pas) certains logiciels, certaines technologies et fonctionnalités, et nécessitera certaines caractéristiques techniques (peu de mémoire vive ne sera pas le bon format).

Pour ce qui est des concurrents, Mac OS X (qui adopte le format des puces Intel) ou Linux, ils sont également diffusés avec une segmentation du marché entre particuliers et professionnels et avec des formats de communication et des outils propres à chaucun, voire avec des segmentations encore plus fines.

Mais pour ce qui est des marchés émergents ou pas, des pays en voie de développement ou des pays du Sud (selon le format de langue), Mac OS X et Linux sont les mêmes, y compris pour le coût.

Et de l'utilisation d'un système d'exploitation découle des logiciels qui utilisent des formats ouverts ou pas.

Sources et liens :

Fin de Windows Media Player au format Mac

Microsoft ne propose plus son logiciel multimedia pour Mac OS X : c'est logique

Depuis le 1er janvier 2006, Microsoft a cessé de fournir son navigateur Internet Explorer (IE) au format Apple Mac OS X. Son navigateur est d'ailleurs désormais dénommé Windows Internet Explorer, ce qui indique clairement qu'il n'est disponible qu'au format Windows. Ce qui est logique pour l'associer exclusivement à son système d'exploitation.

Tout aussi clairement, le nom du lecteur multimedia de Microsoft est Windows Media Player. Et une chose incroyable se déroulait : il y avait une version de Windows Media Player au format Apple Mac OS X ! Mais depuis janvier 2006, cela est fini :

Important Information Microsoft will continue to offer Windows Media Player for Mac as a download free of charge, but has no plans to provide future updates or product support (« pas de plan pour fournir de futures mises à jour » ; page Windows Media Player 9 for Mac OS X ; la version actuelle est la 10)

Windows-Mac OS : deux systèmes d'exploitation concurrents, qui ont chacun des logiciels dédiés, pour naviguer (Safari et IE) ou pour le multimedia (iTunes, Quicktime et Media Player). Et pour le multimedia, chacun possède ses formats fermés : AAC (musique) et Quicktime (video) pour Apple, WMA (musique) et WMV (video) pour Microsoft. Il y a bien une guerre des formats, chacun avec les siens pour ainsi privilégier son système.

Il y a certes encore des produits Microsoft pour Apple, avec le travail de la MacBU (Macintosh Business Unit) de l'éditeur, avec principalement la suite bureautique Office (d'ailleurs la permière version de Word était en version Apple) même s'il y a aussi des logiciels Apple (Keynote pour les présentations et Pages pour le traitement de texte).

Réciproquement Apple n'ignore pas le format Windows, notamment en proposant Quicktime ou surtout iTunes, afin d'accéder à son site de vente de musique en ligne (iTunes Music Store) et pour utiliser ses baladeurs iPod.

Mais dans chacun de ces cas, les formats ouverts et l'interopérabilité ne sont pas privilégiés. Les formats fermés sont des armes.

Sources et liens :

Le logiciel Thunderbird et les formats

Voici Thunderbird 1.5 et ses formats et protocoles

Le 29 novembre 2005 sortait le navigateur Firefox 1.5, avec la prise en compte de nombreux standards ouverts du Web. Depuis le 12 janvier 2006, c'est le logiciel de messagerie Thunderbird 1.5 qui est disponible, avec les standards ouverts du courriel. Voici une petite fiche technique sous l'angle des formats et protocoles :

  • Thunderbird, logiciel de messagerie, logiciel libre, donc avec des coulisses à format ouvert (le code source)
  • Disponibles aux formats Windows (à partie de Windows 98), Mac OS (à partir de 10.2), Linux et Unix
  • Versions disponible aux formats anglais, allemand, français, italien, espagnol et de nombreuses autres langues
  • Des extensions pour personnaliser et enrichir le logiciel (au format .xpi), avec par exemple External Editor pour écrire depuis son éditeur de texte préféré (Emacs, NEdit, Vim,...).
  • Formats et protocoles pris en charge :
    • les protocoles d'envoi (SMTP) et de réception (POP et IMAP), y compris sécurisés ;
    • le format HTML pour les messages, même si le format d'usage recommandé est le simple texte ;
    • le format RSS pour suivre les fils d'informations grâce à la syndication.

Et tous ces formats et protocoles sont des standards ouverts. (On peut aussi ajouter parmi les fonctionnalités disponibles, le podcast ou les filtres contre les pourriels (courriers électroniques indésirables, spam) et contre les courriels frauduleux (hameçonnage ou phishing en anglais, qui essayent de pousser à saisir vos mots de passe et données personnelles afin de vous les voler).

Thunderbird et Firefox (et OpenOffice.org) ont d'ailleurs été retenus par la Gendarmerie nationale en tant que logiciels professionnels dans le cadre d'une démarche de choix officiels pour « être plus efficace demain » (général Brachet, dans Linux Pratique n°33).

Sources et liens :

Pour ses 5 ans et 1 semaine, voilà le nouvel OpenOffice.org avec de nombreux formats

OpenOffice.org version 2.0, avec l'OpenDocument Format et d'autres encore

Jeudi 20 octobre 2005 à 13h00 temps universel coordonné (ou 2005-10-20 1300 UTC, au format de date et heure ISO 8601) : la version 2.0 de la suite bureautique OpenOffice.org est disponible.

Une semaine exactement après ses 5 ans, la nouvelle version propose de nombreuses améliorations et nouveautés, et aussi une liste de formats :

  • le logiciel est disponible aux formats Windows, Linux, Mac OS ;
  • il permet toujours de créer un fichier PDF à partir de toutes ses applications (traitement de texte, tableur, présentation), ce qui est aussi annoncé par Microsoft pour le prochain Office 12 fin 2006 ;
  • il sait bien sûr utiliser le format XML ouvert des versions précédentes précédent (sxw, sxc, sxi) ;
  • il est compatible avec les formats de la suite Microsoft Office (doc, xls, ppt) en lecture et écriture ;
  • il sait importer des fichiers au format de Corel WordPerfect ;
  • le format ouvert XForms du W3C pour les formulaires est proposé ;
  • enfin le format ouvert OpenDocument normalisé par l'OASIS est le format par défaut.

Dans cette liste, trois points sont à souligner : d'une part le texte du dossier de presse indique bien qu'il y a compatibilité avec les formats de Microsoft Office et ne confond pas avec interopérabilité ; d'autre part le format OpenDocument est désormais utilisé par un logiciel majeur supplémentaire, et pourra répondre au cahier des charges du Massachussets ; enfin l'importance des formats ouverts présents, pour proposer une réelle interopérabilité.

Sources et liens :

Le PDF dans Office : un bon début... pour aller plus loin !

La prochaine suite Office pourra créer des documents au format PDF : questions et perspectives.

Avertissement : le texte de cet article, exception faite du gras, des liens hypertextes et des références, est publié depuis le 6 octobre 2005 sur le site de l'Elenbi Strategic Review, hebdomadaire en ligne de l'association EBG (Electronic Business Group), qui regroupe de grandes sociétés autour de sujets liés aux nouveaux médias et aux NTIC. La lettre d'information hebdomadaire envoyée le 6 octobre mentionnait également l'article, qui est en ligne avec la mise en page de l'Elenbi Strategic Review à http://www.elenbi.com/achats_et_b2b/archives/2005/10/le_pdf_dans_off.php.

Microsoft, par la voix de Steven Sinofsky, senior vice-president, a annoncé le 1er octobre que la prochaine version de sa suite bureautique, baptisée actuellement Office 12, permettra d'enregistrer les documents de Word, PowerPoint, Excel, Access, InfoPath, Publisher et Visio au format PDF (Portable Document Format).

Cette annonce a été fortement mise en avant par l'éditeur, via interview de Steven Sinofsky et blog interne. Comment considérer cette décision qui soulève une série de questions ?

Premier point, cela n'est pas du tout une nouveauté en soi. En effet des logiciels concurrents proposent déjà depuis plusieurs années cette fonctionnalité, notamment les suites bureautiques StarOffice et OpenOffice.org. D'autres outils plus anciens intégrent même la création de PDF depuis très longtemps.

Deuxièmement, Microsoft admet que le PDF est l'un des formats les plus utilisés, notamment pour diffuser de l'information indépendamment du logiciel de création utilisé, et cela de manière très large grâce à des lecteurs PDF nombreux et multiplateformes (Windows, Mac, Linux). En permettant aussi facilement de créer du PDF, ne serait-ce pas au détriment des nouveaux formats d'Office 12, basés sur XML (.docx, .xlsx, .pptx), eux aussi mis en avant ? En effet, une des stratégies de Microsoft est d'inciter à diffuser des documents à son format fermé, pour imposer l'utilisation de ses logiciels dédiés, et donc aussi des seules plates-formes informatiques où ils sont disponibles.

Troisième point : mais que devient Metro ? Metro est un format annoncé en mai dernier par Microsoft et qui sera présent dans Windows Vista. Or Metro est un concurrent assez direct de PDF.

Point plus important encore, Microsoft utilise et propose donc un format ouvert : les spécifications du PDF, établies par Adobe, créateur et mainteneur du format, sont disponibles et librement utilisables. Ainsi, en plus des nombreux lecteurs PDF, de multiples logiciels (autres que Adobe Acrobat) peuvent générer du PDF, grâce à cette réelle ouverture. Adobe joue le jeu de la concurrence avec le format PDF, il l'ouvre totalement, sans enfermer dans un format. Microsoft profite de cette ouverture, mais fera-t-il de même ?

Autre élément, cette décision est une attaque frontale du marché des utilisateurs qui achètent Adobe Acrobat pour ne faire du PDF qu'avec Office. Cela sera désormais inutile (comme avec OpenOffice.org). Quelle est la part de ce marché pour Adobe et quelles conséquences cela aura-t-il sur ses ventes ?

Pour ce qui est du PDF dans Office 12, il s'agira officiellement du 1.4 : il faut que les spécifications soient strictement respectées, sans extension propre à Office (ce qui serait contraire à la dénomination PDF), sans brevets. Microsoft annonce qu'il n'intègrera pas la gestion des droits numériques (DRM) d'Adobe, mais on peut craindre qu'il y aura les siens, comme cela est déjà possible dans Office 2003.

Enfin, dernier point : après le PDF, Microsoft doit continuer ! En effet cette décision marque une certaine ouverture. Elle est à poursuivre dans deux directions :

  • celle de jouer le jeu de la concurrence en ouvrant aussi ses formats, sans restriction d'utilisation ; mais ce n'est peut-être pas le plan prévu, habitué à bloquer le jeu en brevetant formats et protocoles, pour fermer un marché qu'il domine, et l'utiliser comme levier ;

Les formats ouverts, comme les protocoles ouverts, sont les garants de l'interopérabilité et d'une saine concurrence.

Sources et liens :

Netscape 8 et les formats

La huitième version du logiciel Netscape

Le 19 mai 2005, AOL, propriétaire de la marque Netscape, a annoncé la disponibilité du logiciel Netscape 8. Le navigateur et sa messagerie, pour ceux qui les ont connus et utilisés aux débuts du Web jusqu'à sa quasi-disparition (mais sa transformation sous la forme du projet Mozilla, avec maintenant Firefox et Thunderbird), suscite forcément une part d'intérêt lors de cette résurrection. Par exemple pour les formats, au sens large, qu'il prend en compte :

  • le format de l'OS, Windows : en effet, le logiciel n'est disponible que pour le format du système d'exploitation Windows (XP, 2000, 98 SE et ME) ; pourtant les précédentes versions de Netscape existaient aussi pour Apple et Linux...
  • le format de la langue, l'anglais : pas d'autres langues disponibles lors du lancement...
  • le format du moteur, Gecko : Gecko est le nom du moteur de rendu qui permet d'afficher les pages Web à partir des instructions des pages Web (écrites normalement selon les normes du W3C) ; il est développé par la fondation Mozilla et aussi utilisé dans les navigateur Mozilla, Firefox ou Camino ;
  • bis le format du moteur, IE : Netscape 8 intègre aussi le moteur de rendu utilisé par Internet Explorer.

Finalement, on a :

  • un format limité pour la langue et le système d'exploitation : une seule possibilité ;
  • un format double pour le moteur de rendu : c'est une bonne chose en apparence (que le site soit conçu pour Internet Explorer ou pour Mozilla/Firefox, il est correctement affiché), mais c'est une mauvaise chose au final car cela n'incite pas à créer des sites basés sur les standards ouverts du Web qui permettent l'interopérabilité.

Face à Firefox (pour Windows, Apple et Linux, avec plus de 30 langues et avec un moteur aux standards du Web), mais aussi face aux navigateurs se basant sur ces standards du Web (comme Opera, Safari, Konqueror), l'illustre ancêtre ne semble plus aussi puissant.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Tiger est là avec sa liste de formats

Les standards et formats, arguments marketing, commercial et technique


Non plus de manière humoristique et cette fois sans être devin, ce 29 avril 2005 depuis 18h00 est bien la date et l'heure de sortie du système d'exploitation Mac OS X 10.4 Tiger d'Apple.

Comme à chaque sortie, les arguments avancés sont nombreux : les nouvelles fonctionnalités exclusives (« avec leur copie dans le futur Windows Longhorn de 2006 »), les performances, les nouvelles applications, les nouvelles versions de logiciels,... et aussi les standards ouverts.

Ainsi, parmi les principales nouveautés du système, la version du navigateur maison, Safari, met en avant le RSS : il incorpore la technologie liée au format ouvert des flux RSS, et devient donc Safari RSS.

Il y a toujours l'utilisation du format ouvert PDF pour l'affichage à l'écran, mais aussi pour obtentir des PDF, ou encore pour lire des fichiers PDF avec le logiciel d'Apple, Aperçu : cela est possible car le PDF étant ouvert, les spécifications techniques sont disponibles et il est donc possible de ne pas passer par Adobe pour son utilisation.

La présentation générale de Tiger parle de « compatibilité », avec Windows ou sur les différents réseaux (Apple, Novell, Windows et Linux) : en fait ce sont entre autres les protocoles ouverts réseau qui le permettent et qui sont intégrés (TCP/IP ou Samba par exemple).

Sur la page technique en anglais on lit « Standards ouverts » (Open standards) comme titre de section, avec cette phrase :

Au lieu de développer des technologies propriétaires, Apple soutient les projets open source comme Apache, Samba, OpenLDAP, Kerberos, Postfix, Jabber et SpamAssassin. (lien ajouté)

Ainsi des technologies ouvertes sont clairement mises en avant et intégrées. Une liste encore plus longue (plus de 180 intitulés) est fournie sur la page à propos de l'Open Source, avec les logiciels, les technologies, les liens et les versions concernés.

Mais pourquoi Apple parle tant des standards ouverts ? Est-ce une simple déclaration d'intention ou une réalité ? En fait sans aucun doute une réelle utilisation : les standards ouverts garantissent l'interopérabilité et les logiciels libres fournissent indépendance et qualité technologique. Apple, industriel du secteur des technologies de l'information et de la communication, l'a bien compris. Et en regard de sa position dans ce secteur, où il n'est pas leader, donc où il ne peut pas imposer de facto, l'approche n'est certainement pas de pervertir ces standards ouverts pour les rendre propres à son système.

Certes, tout n'est pas ouvert, il y a aussi des formats fermés pour des applications phare (comme QuickTime par exemple) et on peut rencontrer des soucis pour les retours des améliorations apportées par Apple (le cas récent du moteur KHTML de Safari du projet Konqueror). Mais globalement les vrais standards ouverts sont plutôt à l'honneur.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Tiger va sortir le 29 avec le format RSS

Nouvelle version de Mac OS X avec le format RSS mis en avant

Le 12 avril Apple a annoncé la disponibilité de la prochaine version de son système d'exploitation Mac OS X 10.4 Tiger pour le vendredi 29 avril 2005. (Cela répond à la questionde de deviner la date de sortie à partir des formats d'Apple).

Parmi les nouveautés qui étaient annoncées et montrées depuis plusieurs mois, le format ouvert de syndication RSS (0.9, 1, 2 et Atom) est fortement mis en avant. En effet le RSS est intégré de façon importante dans la nouvelle version du navigateur Safari d'Apple. Au point de dénommer le logiciel Safari RSS.

Ainsi tout un ensemble de fonctionnalités liées au RSS est disponible : le navigateur détecte les flux RSS et les signale, il permet d'agréger les flux RSS et de les mettre à jour, il est possible de régler la longueur du résumé des informations RSS et aussi d'effectuer une recherche uniquement dans les fils RSS. La technologie RSS est vraiment essentielle.

Un petit regret : Safari RSS n'existe que pour la version 10.4 Tiger de Mac OS X, donc pour un seul « format ». Il n'y a pas de mise à jour de Safari pour les autres versions de Mac OS X. En revanche, les logiciels Thunderbird et Firefox existent pour toutes les versions de Mac OS X et intègrent aussi le RSS.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Pages, un logiciel qui tourne une page des formats ?

Le nouveau traitement de texte d'Apple et les formats

Le 11 janvier, Apple a annoncé de nouveaux produits, dont un nouveau logiciel, Pages. Il s'agit d'un traitement de texte, basé sur des modèles de documents (lettre, rapport, journal,...).

Un nouveau logiciel, qui plus est dans le domaine du traitement de texte, donc d'utilisation courante, cela signifie des fichiers à des formats : celui par défaut et ceux reconnus et utilisés. Qu'en est-il ?

La page des spécifications des formats de Pages, intitulée « Capable et compatible » (Capable et compatible), indique :

  • l'importation et l'utilisation des fichiers aux formats GIF, JPG, TIFF, PDF et PSD pour les images, et de ceux créés par AppleWorks, par Microsoft Word et par « d'autres traitements de texte » ;
  • l'exportation à 5 formats : PDF, Word, HTML, RTF et texte brut.

Quant au format par défaut de Pages, s'agit-il :

Impossible de le savoir de manière sure. Dans le second cas, un paragraphe aurait alors sans doute vanté les mérites du XML, avec des expressions comme « format reconnu de l'industrie » et « offrant une formidable puissance de traitement et une très large gamme de possibilités ». En l'état actuel, Pages ne semblerait donc pas avoir joué le jeu de l'innovation en terme de formats.

Sources et liens :

Le logiciel « triple standards ouverts » !

Encore un billet sur Firefox ? Oui !

Oui, un de plus sur Formats-Ouverts.org comme à l'annonce de la préversion à la mi-septembre (téléchargée plus de 8 millions de fois !), et de la présentation en exclusivité au salon Interop sur le stand Mozilla Europe.

Oui, un de plus aussi parmi la multitude de ceux des sites Web (ZDNet, Journal Du Net, France2,...), de la presse papier (Libération, Le Monde, 01Informatique,...), de la radio (France Info, RTL, Le Mouv') ou de la télévision (i>Télévision) : le site Standblog (http://www.standblog.org) de Tristan Nitot dresse une liste quasi-exhaustive impressionnante.

Et alors ? La 1.0 est là !

La version 1.0 de Firefox est disponible depuis ce 9 novembre 2004 :

  • en anglais mais aussi en français et 15 autres langues dès sa sortie, pour Mac OS X, Linux et Windows !
  • léger et sûr ;
  • avec la navigation par onglets, l'anti pop-up, la recherche intégrée.

C'est tout ? Oh non, triple non !

En fait Firefox utilise les formats ouverts, et même par trois fois : c'est un logiciel « triple standards ouverts ».

  1. Firefox utilise pleinement les puissants standards ouverts du Web du W3C (XHTML, CSS,...) : « Même si ça semble moins important pour l'utilisateur lambda, c'est sans doute le point le plus important pour l'avenir d'Internet » (Tristan Nitot, président de Mozilla Europe).
  2. Firefox est bati à un format ouvert car c'est un logiciel libre : on a donc vraiment les sources, donc sécurité accrue, localisation facilitée,...
  3. Firefox dispose déjà de nombreuses extensions et d'autres sont possibles pour enrichir le logiciel : elles sont écrites à des formats ouverts (comme XUL, EcmaScript,...).

Il y a le « triple play » des fournisseurs d'accès à Internet (le fait de proposer Internet, le téléphone et la télévision via le réseau haut débit). Il y a aussi le « triple open standards » de Firefox, le logiciel 200% formats ouverts !

Source et liens :

Piégé : le format précédent n'existe pas !

La palme de la caractéristique sournoise ?

Comment présenter une information ? On peut opter pour différentes tournures. En voici trois versions à propos du logiciel InDesign d'Adobe, qui en est lui aussi à sa version trois.

  1. La v3 ne connait pas la v2 ! InDesign 3 ne sait pas enregistrer au format d'InDesign 2, soit la version précédente !
  2. Utiliser InDesign 3 c'est créer des fichiers uniquement au format d'InDesign 3 ; impossible donc pour un utilisateur de la version 2 de lire votre travail.
  3. Pas de compatibilité arrière, la version 3, InDesign CS, oblige les interlocuteurs avec qui on travaille sur un document à passer eux aussi à la version 3.

Qu'un logiciel ne permette pas d'enregistrer dans une version de son format fermé de quatre ou cinq versions précédentes, c'est ce qui arrive. C'est même un des dangers des formats fermés.

Mais ne proposer rien que le format de la version actuelle et même pas le format de la version précédente... c'est presque un précédent !

Réaction en chaîne obligée, ver dans le fruit, mise à jour significative : choisissez la formulation 1, 2 ou 3 précédente qui vous convient. Celles-ci sont hélas toutes compatibles.

Sources et liens :

Un renard pour les formats ouverts

Firefox, le renard de feu, navigateur respectueux des standards ouverts

Quel est le type de logiciel parmi les plus utilisés et présent sur toutes les machines actuellement ? Le navigateur Web, afin d'exploiter les pages en ligne.

Et le Web est un domaine où les standards ouverts sont très présents, où le souci d'interopérabilité et d'accessibilité est indispensable et réel (même si les sites ne sont toujours à répondre à ces attentes). Avec aussi une élaboration commune de ses standards ouverts, via le consortium W3C. Pour éviter une balkanisation du Web.

Donc, un navigateur proposant d'utiliser pleinement les standards ouverts du Web (XHTML et CSS notamment), et qui est aussi :

  • léger, rapide et sûr ;
  • disponible pour les Windows (pas seulement la dernière version !), pour OS X, pour Linux ;
  • avec un blocage de pop-up ;
  • avec la navigation par onglets ;
  • avec la barre de recherche ;
  • et avec la technologie RSS (la syndication de contenu, bien avant le navigateur leader et celui à la pomme !) ;

est vraiment à mettre en avant. Encore plus quand il s'agit d'un logiciel libre, donc logiciel ouvert, réactif.

Ce navigateur Web, c'est Firefox. La préversion en anglais de la très prochaine version 1.0 est disponible depuis le 14 septembre, avec une importante campagne de promotion.

Sources et liens :

Mise à jour du 16 septembre :