Pour les formats ouverts !

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1544 articles en ligne, dont 8 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :

  • 1er mai : Adobe annonce l'ouverture de certains éléments de sa technologie Flash dans le cadre du projet Open Screen

2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


Une radio met tout son contenu au format ouvert

ARTE Radio utilise Creative Commons

Dans le domaine non-électronique, les lois et réglements qui régissent les choses peuvent être considérés comme des formats ouverts : les informations sont publiées, connues (et devrait l'être de tous, nul n'est censé ignorer la loi). Pour ce qui est des œuvres de l'esprit, il existe un format juridique ouvert qui permet la diffusion et l'échange : ce sont les licences Creative Commons.

Le 19 novembre, jour du lancement en France de Creative Commons, la radio Web d'ARTE, ARTE Radio, propose tout son contenu à ce format juridique. Ainsi, comme l'indique le communiqué de presse :

Tous les fichiers audio en MP3 sont sous contrat libre Creative Commons. Tous les reportages et créations sonores du site www.arteradio.com sont librement téléchargeables et diffusables pour une utilisation non commerciale. ARTE Radio.com reste propriétaire des droits, mais soutient une diffusion de ses contenus hors de la sphère marchande. Partisan d'un service public offensif, ARTE Radio propose aux particuliers, enseignants ou radios libres une banque de 460 fichiers en MP3, enrichie chaque mercredi de nouveaux reportages.

L'internaute peut télécharger les sons d'ARTE Radio sur son ordinateur ou son baladeur numérique, les échanger sur les réseaux P2P (peer to peer), les graver sur cd. Les fichiers audio d'ARTE Radio (reportages, témoignages ou créations) peuvent être exploités par les enseignants et les élèves, en France ou à l'étranger. Enfin, tous les reportages peuvent être diffusés sur une radio libre ou associative, en créditant le réalisateur et ARTE Radio.com.

Une superbe décision, preuve que les licences Creatives Commons sont pertinentes, et qui assurera sans doute une diffusion et une utilisation encore plus large des productions d'ARTE Radio. Avec un format ouvert informatique pour les fichiers audio (Ogg Vorbis) la panoplie serait complète.

Sources et liens :

  • Le site d'ARTE Radio, www.arteradio.com
  • Merci à Cédric Godart pour les précisions.

Un format juridique de diffusion

Le format des Creative Commons

Lorsqu'une œuvre est créée, elle est soumise à un certain nombre de règles juridiques, comme celles sur le droit d'auteur. S'y applique donc un format légal qui interdit ou autorise un certain nombre d'actions. Ce format est donc ouvert au sens où ses détails sont connus au travers des lois, articles et autres alinéas.

Comment faire quand un tiers souhaite rediffuser l'œuvre, l'enrichir, la réutiliser ? Il faut contacter un certain nombre d'interlocuteurs (auteur, éditeur, diffuseur,...) pour obtenir des autorisations. Un travail parfois long qui ne facilite pas la diffusion. A moins que cela soit prévu à l'avance au travers d'une licence !

C'est justement ce que proposent les licences Creative Commons : elles indiquent à propos de chaque œuvre les droits accordés pour rediffuser, modifier et commercialiser. Le 19 novembre a eu lieu le lancement des contrats Creative Commons en France, avec présentation de la version française à l'Assemblée nationale, avec l'équipe Creative Commons en France (le CERSA, une unité CNRS-Université Paris II).

Voilà donc un format juridique ouvert qui favorise l'échange et la diffusion des œuvres de l'esprit à l'ère du numérique.

Sources et liens :

Ajout :

Vente de DVD et de lames : formats fermés aussi

Les lames et les emballages eux aussi à des formats fermés

Voici deux petites histoires de lames (sabres et rasoirs)... et de formats !

Pour Noël, vous souhaitez acheter le DVD du film Kill Bill Volume 2 ? C'est impossible ! En effet, seuls sont vendus le DVD de Kill Bill Volume 1 (depuis fin mai) et le Coffret Volume 1 et 2 (depuis fin novembre) : ainsi vous devez aussi acheter Kill Bill Volume 1. Si vous l'aviez déjà ou si vous ne le vouliez pas, vous l'aurez tout de même ! Le format de vente du DVD ne propose qu'une seule possibilité. En revanche, après les fêtes, dès le 6 janvier 2005, le DVD Kill Bill Volume 2 sera commercialisé seul !

Vous utilisez un rasoir à lames jetables ? Ce n'est pas un Bic, qui occupe le créneau des rasoirs jetables. Donc il peut s'agir d'un Gillette ou d'un Wilkinson, deux principaux fabricants. Mais les lames d'une marque ne sont pas utilisables par l'autre, elles ne sont pas interchangeables. Car les profits sont réalisés sur ces lames chères à changer réguièrement, incompatibles avec les appareils concurrents et même incompatibles avec d'autres modèles de la marque. Chaque modèle de chaque marque a son format spécifique de lames.

Ces deux exemples parmi d'autres possibles illustrent assez bien les contraintes des formats présents aussi dans la vie quotidienne et dans le marketing et la vente. Ces contraintes sont assez proches de celles des formats fermés en informatique : il est possible de se retouver prisonnier. Au contraire des formats ouverts. Même s'il ne s'agit pas de ses informations emprisonnées à un format fermé (comme avec les fichiers). Et il reste pour ces deux exemples deux armes efficaces : le temps (attendre janvier) et l'euro (ne pas acheter ces modèles).

Sources et liens :