L'Association Francophone des Utilisateurs de logiciels libres (AFUL)

Pour les formats ouverts !


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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1800 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1984 articles en ligne, dont 3 pour le mois de juillet - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Hommage à Randy Pausch - Le 1900e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ? - Les 5 ans du site !



Liens hypertextes : une note de synthèse

Texte destiné aux Services juridique, marketing, commercial (ou autres) et la Direction de votre site Web

Votre site indique dans ses Mentions légales, ou ses Conditions générales d'utilisation (CGU) qu'établir un lien hypertexte vers votre site demande une autorisation préalable, parfois même écrite et expresse.

Le texte ci-dessous regroupe les questions soulevées par cette approche et des conséquences possibles :

Les courriers électroniques : écrire l'adresse de votre site dans un courriel, c'est faire un lien vers lui. Toute personne qui diffuse de l'information ou qui fait de la veille ne pourra indiquer l'adresse de votre site qu'après demande d'autorisation et réponse favorable. Ou alors ne pas citer votre adresse sur les listes de diffusion ou à ses destinataires.

Les contributions sur des sites (forums, blogs, wiki...) et les chats : le simple fait d'écrire l'adresse de votre site dans des pages Web de commentaires établit un lien vers lui. C'est la même chose dans les messageries instantanées. Chaque auteur de commentaire et de messages doit donc demander l'autorisation préalable avant de vous citer. Chaque responsable de site Web, pour éviter tout problème, risque de supprimer les liens vers votre site.

Les signatures des courriers électroniques de vos employés : peuvent-ils indiquer l'adresse de votre site en plus de leurs coordonnées officielles ? Car écrire cette adresse établit un lien vers votre site. Ont-ils reçu l'autorisation préalable ou est-ce prévu dans leur contrat de travail ? Ou alors ils doivent tous demander l'autorisation et la recevoir tous.

Les documents bureautiques : de nos jours, quand on écrit une adresse de site Web dans un texte (articles, livres, rapports,...), dans un diaporama ou dans un tableur, cela établit un lien hypertexte vers le site mentionné. Chaque auteur de document doit donc penser à cette autorisation, ou ne pas vous citer.

Vos flux RSS : si votre site propose des flux RSS, cela signife que vous demandez aux internautes d'établir un lien vers la page de votre site qui les diffuse. Il faudrait indiquer sur la page des flux RSS que cela n'est pas contraire à la demande d'autorisation exigée pour les autres liens. Ou alors ne plus proposer de flux RSS.

Les signets, les favoris, les marque-pages (de son navigateur) et toutes les listes de sites : enregistrer l'adresse jugée intéressante de votre site signifie établir un lien vers lui. Partager ces adresses de sites est également possible. La demande d'autorisation de lien empêche le simple établissement de ses listes de sites.

Les moteurs de recherche : Google a-t-il reçu votre autorisation, ou Yahoo, ou Microsoft, ou Exalead, ou tous les moteurs de recherche ? Car ils donnent des réponses avec des liens qui mènent directement à vore site. La question leur a été ouvertement posée dans l'article précédent. Allez-vous demander à ce qu'ils ne proposent plus de lien car vous n'avez pas donner d'autorisation ? Et s'ils vous retirent de leurs réponses en appliquant à la lettre votre approche ?

Compléments : voici quelques liens vers des articles de Formats-Ouverts.org qui ont déjà traités de ce sujet des liens hypertextes.

Est-ce important ? Oui, car les liens hypertextes sont à la base du Web et Formats-Ouverts.org en a parlé dès sa création en juillet 2004 : premier article le 16 août (à propos des Jeux Olympiques d'Athènes). Mais il y a plus important, qui est encore plus le sujet de Formats-Ouverts.org : la question des formats, que ce soit pour vos données, pour vos logiciels et qui concerne par exemple vos archives, que vous soyez une structure récente ou pas. Ces formats sont-ils ouverts ou pas ?, telle est la question.

Et sur Formats-Ouverts.org le 30 juin :

Conférences, articles, cours, chat, télé, radio (& co)

Différents formats pour traiter des formats

Comment traiter des standards ouverts ? Voici une liste de synthèse à propos de Formats-Ouverts.org (et de son rédacteur).

Il y a le site Web Formats-Ouverts.org lancé le 1er juillet 2004 avec ses articles (1600 au 30 juin 2008) dans plusieurs catégories (la Vie du site donne des informations statistiques mensuelles sur le site).

Autres articles que ceux du site :

Conférences, interventions, table ronde
  • 2008
  • 2007
  • 2006
  • 2005
  • 2004
  • 2003
  • 2002
  • 2001
Cours, formation
Chat
Télé
Livre

Ceci est le 1600e article de Formats-Ouverts.org.

Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le samedi 30 juin 2007 : 1 article (Pas d'appareils Blackberry dans les cabinets : l'arbre qui cache la forêt ?)
  • le vendredi 30 juin 2006 : 1 article (Le format ODF et l'administration : 3 conférences aux RMLL 2006)
  • le jeudi 30 juin 2005 : 1 article (La double guerre des formats dans la guerre des consoles : Xbox 360 avec HD-DVD contre PS3 avec Blu-ray)

Vote électronique : des éléments

Dossier à propos du vote électronique

Articles à propos du vote électronique sur Formats-Ouverts.org :

Des sites Web
Et sur Formats-Ouverts.org :

1000e article : Un panorama des formats (en moins de 1000 mots)

L'article 1000 ? Oui, un millier.

Après 10, 100, voici 1000 ! Oui, mille articles sur Formats-Ouvert.org, au lendemain des 900 jours du 17 décembre... (le 900e article date du 16 septembre 2006).

Alors, pour la 1000e fois, il y a l'introduction : c'est ici le deuxième article du « trio du millième », après le 999e et avant le 1001e (tous deux des palindromes). Et le tout à une semaine de Noël (même si on ne peut pas pour autant qualifier ces lignes de cadeau !).

Voici donc un panorama du sujet des formats, mais pas au format cinémascope [1] ni en 16/9e ! Il ne s'agit pas non plus d'un texte développé, mais d'un plan à multiples ramifications dressant une liste (forme d'écriture adéquate) de points concernés par les formats, le tout en style télégraphique.

Point de départ : SFPN pour Standard, Format, Protocole, Norme

Présents dans l'informatique, l'électronique, les télécommunications, le numérique (avec les domaines du texte, video, photo, musique, Web, courriel,...) : la technique

Dans le vocabulaire : formater, information, informatique, formation, formateur, normaliser, standardiser, et d'autres

Les expressions : SFPN ouvert, de fait, de droit, de l'industrie, fermé, propriétaire, libre,...

La définition de « ouvert » :

  • par pays : France
  • par structures
  • par entreprises

Les noms des SFPN

Les auteurs

Les extensions (des formats)

Une chronologie : les dates d'apparition

Les structures concernées par les SFPN :

  • particuliers
  • États, gouvernements
  • Archives, bibliothèques
  • Associations professionnelles
  • Entreprises
  • Organismes de normalisation :
    • nationaux : AFNOR, DIN, ANSI,...
    • internationaux : W3C, IEEE, IETF, ISO, OASIS,...
    • privés : regroupement d'entreprises pour créer un consortium

Les SFPN par logiciels

L'actualité : pages presse avec communiqués de presse des acteurs impliqués (entreprises, associations, organisations,...), sites d'actualité, presse, radio, télévision, publicité,...

Les personnalités impliquées

Les ressources et références : livres, sites Web, articles,...

Les appareils concernés par les SFPN :

  • ordinateur : box, modem, borne sans fil, routeur, microphone, imprimante, scanner, Webcam... et les supports : disquette, CD, DVD, clés USB, disques durs externes,...
  • téléphone : fixe, mobile
  • téléviseur : magnétoscope, décodeur
  • écran
  • video projecteur
  • radio
  • baladeur
  • assistant personnel (PDA)
  • console de jeux : joystick, manette,...
  • magnétophone
  • appareil photo
  • caméscope
  • câbles

Les formats sur l'ordinateur :

  • sans fil : 802.11a, b, g, n,...
  • câble et prise : série, PS2, Firewire,...
  • clavier : AZERTY, QWERTY,...
  • lecteur : disquette, Zip, CD, DVD,...
  • support : FAT16, ext2,...
  • fichier : html, txt, tex,...
  • encodage : ASCII, Unicode, Latin1,...
  • logiciel : pour Windows, Mac OS, Linux, BSD,... et dans quelle version
  • fonte : Arial, Times,...

Sujets concernés pour les SFPN :

  • administration électronique
  • interopérabilité
  • innovation, concurrence et marché
  • indépendance technologique
  • pérennité, archivage, mémoire, patrimoine
  • accessibilité

Autres domaines concernés :

Autres points : dans les autres langues, les contraires

Ce qui figure ci-dessous au format liste et texte peut aussi se présenter sous la forme d'un schéma avec des relations entre les différents éléments : c'est alors une carte heuristique aussi appelée cartographie mentale [2]. (Mais c'est un autre format, qui n'est pas indexable par les moteurs de recherche, image oblige).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Formats : 5 questions à se poser

Dites FMLSG, pour Format-Métadonnées-Licence-Support-Gestion

Les formats se retouvent presque partout, dans le domaine technique ou pas, avec la question récurrente ELF, « Et Les Formats ? », formulée aussi en « Et Les Formats, Ouverts Ou Fermés ? » (ELF FOO).

Cette interrogation peut aussi se décliner de manière plus précise dans 5 domaines, avec 5 questions :

  • technique : Et Les Formats ? (ELF) Les formats de fichiers, les protocoles ou les langage de programmation utilisés sont-ils ouverts ?
  • information : Et Les Métadonnées ? (ELM) Les informations sur les informations (auteur, titre, date,...) sont-elles ouvertes ?
  • juridique : Et La Licence ? (ELL) Qu'en est-il précisément des droits d'utilisation des informations, des logiciels ou des technologies ?
  • matériel : Et Les Supports ? (ELS) Les matériels (ordinateurs, assistants personnels) et les supports (CD, disques durs,...) avec leurs prises (USB, Firewire,...) sont-ils toujours disponibles ?
  • administratif : Et La Gestion ? (ELG) Un suivi précis de la vie des documents et des supports est-il en place ?

Les réponses à ces questions sont capitales pour l'interopérabilité et l'archivage, mais aussi pour l'innovation, la sécurité, la concurrence et l'indépendance.

Et sur Formats-Ouverts.org :

«Il voit des formats partout» (4/4) : parmi le règne du vivant

« Il voit des formats partout » car il en a en (presque) partout

Après la présentation générale :

  1. les formats au pays du vocabulaire ;
  2. les formats dans l'univers technique ;
  3. les formats dans l'univers non-technique ;
  4. les formats parmi le règne du vivant : ci-dessous.

Le règne du vivant peut aussi être considéré sous l'angle des formats, que ce soit chez l'Homme, les autres animaux ou les végétaux. Et le contrôle de ces formats liés au vivant peut signifier le contrôle du vivant.

Biométrie, ADN

Il y a d'un point de vue sociologique la phrase « Vous avez un format ! » de l'article prédédent sur les formats dans le monde non-technique. Et dans le règne du vivant, la phrase devient « Vous êtes le format ! ».

En effet, que ce soit les êtres humains ou d'autres êtres vivants, notamment animaux, chaque individu constitue un format unique de par sa signature biologique et génétique.

Pour l'Homme, ce format biologique est la base de la biométrie [1] : les empreintes digitales, l'iris de l'œil ou la voix constituent les éléments d'identification au format unique. Une exposition à la Cité des Sciences et de l'Industrie, Biométrie : le corps identité, traite du sujet. [2] Avec des dangers dans les utilisations faites de cette biométrie.

Autre élément propre à chaque être humain, sa signature génétique, son ADN [3]. Il est dans la réalité la clé de nombreuses enquêtes policières ; et à la télé, l'ADN est la vedette des feuilletons de séries de police scientifique (c'est le format télé à la mode).

Cet ADN est un format ouvert une fois décodé, sauf si des parties sont déposées et brevetées. Un danger identique au format de fichiers numériques, mais portant ici sur la vie.

De plus, on peut estimer qu'avec l'ADN, la nature a utilisé une technique à souligner : pour assurer la pérennité de ce format, elle l'a diffusé le plus largement possible (dont 6 milliards d'exemplaires humains actuellement en vie) en le croisant avec d'autres pour des enrichissements et des améliorations en vue aussi de diversité. Cette idée a été exposée par Jean-Claude Guédon [4] lors des questions-réponses après une conférence sur les formats que j'ai donnée à Brest en mai 2004.

Gènes, semences, graines

Quand des gènes sont déposés, brevetés, leur utilisation devient limitée, et c'est le vivant dont le format ne reste plus aussi ouvert.

Quand des semences une fois plantées ne donnent plus de nouvelles graines mais obligent à être rachetées à leur vendeur, alors c'est la caractéristique intrinsèque naturelle du format qui est modifié. [5]

Quand il est interdit de diffuser ou d'échanger des semences non-inscrites dans un registre officiel payant, alors le format devient fermé et la diversité limitée. [6]

Médicaments

Ce ne sont pas des éléments vivants, mais ils sont cités dans cet article car ils sont en rapport direct avec le vivant, plus que l'univers technique.

Et dans ce monde des médicaments, on peut considérer les génériques comme ayant un format ouvert car non soumis à conditions particulières (comme des royalties) qui limitent les utilisations.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

«Il voit des formats partout» (3/4) : dans l'univers non-technique

« Il voit des formats partout » car il en a en (presque) partout

Après la présentation générale :

  1. les formats au pays du vocabulaire ;
  2. les formats dans l'univers technique ;
  3. les formats dans l'univers non-technique : ci-dessous ;
  4. les formats parmi le règne du vivant.

Excluons tout de suite le règne du vivant (Homme, animaux, végétaux), objet du quatrième article de cette série. En revanche, dans de nombreux autres domaines non-techniques, on peut retrouver les formats. Petit tour d'horizon... et si ces formats sont ouverts, alors on sait comment ils fonctionnent, on sait et on peut les utiliser.

Les vêtements portés donnent un format à la personne, différemment perçue suivant les situations : le costume-cravate et le short-Tshirt ne sont pas voués à la même utilisation et parfois « L'habit fait le moine »... Il peut s'agir aussi d'avoir le bon format avec ses interlocuteurs pour s'en faire accepter et écouter.

Il y a aussi les vêtements et les accessoires du moment, ceux à la mode, qui constituent un format très présent et utilisé : la mode, les tendances établissent des formats.

On peut aussi attribuer un format à la voix en fonction de ses caractéristiques : grave ou aigüe, hésitante ou ferme, avec ou sans accent, triste ou gaie,... Et le pire dans la chanson est la voix « formatée », celle sans particulatité.

Les langues vivantes comme mortes, sont un format et ont un format. Pour celles qui sont mortes, les dictionnaires, grammaires et syntaxes permettent de les comprendre dans nos langues vivantes. Et quand on n'a pas (ou plus) d'outils pour les traduire, le format de ces langues est alors fermé.

Quant aux langues vivantes, il faut utiliser le bon format avec ses interlocuteurs. Le français avec des personnes ne le comprenant pas du tout est bien inefficace : c'est trivial, mais y pense-t-on en informatique lorsqu'on envoie un document dans la langue du logiciel utilisé ? Les langues ont a priori des formats ouverts : on en connait (ou on peut en connaître) le sens, la construction.

Parfois cependant, les langues, y compris sa langue maternelle, ont des formats plutôt fermés :

  • à cause du vocabulaire utilisé, parfois un vrai jargon ;
  • à cause des expressions basées sur des termes assez communs mais dont l'assemblage n'est pas du tout clair, y compris volontairement ;
  • à cause des tournures, des styles, du ton, des niveaux de langue utilisés.

D'un point de vue sociologique et même juridique, les us et coutumes, les usages, les conventions, les traditions, les convenances, les habitudes, les règles, les règlements, les codes, les traités, les accords et les lois fixent les formats de comportement qui sont en vigueur et qu'il faut utiliser, sous peine de dénoter, de ne pas se conformer et de ne pas appartenir au groupe voire d'être hors-la-loi.

Sans oublier les homologation, accréditation, certification, agrément, conformité et autre habilitation qui signifient être respecter des critères, un cahier des charges.

On peut même avancer que « les canons de la beauté » et autres modèles esthétiques constituent aussi des formats : les concours de beauté ou les tops modèles correspondent par exemple à des formats et en même temps participent à leur élaboration.

Les caractéristiques des œuvres (titre, style,...) peuvent aussi en définir un format : la parodie, l'imitation, la copie, le détournement, le plagiat, la caricature et le pastiche sont des reprises de ces caractéristiques plus ou moins détournées.

De nos jours, l'une de ces caractéritiques porte sur le numérique (parfois appelé autrement) : photo numérique (ou argentique), vote électronique (ou papier), jeux video, livres électroniques (ou papier), boite de vitesse électronique (ou uniquement mécanique)... la liste est longue.

Comme format est un frère presque jumeau de forme, comme dans le fond et la forme, le sujet du format se retrouve dès qu'il s'agit de la manière de faire passer un message. Quel format retenir pour en assurer la promotion et la diffusion : livre, télévision, affiches, radio, cinéma, presse, Internet ?

Dans l'écriture de documents, quel format utiliser pour retenir l'attention : poésie, questions-réponses, texte long, tableau, liste de points, diaporama, communiqué de presse, photo, video, message audio ? Style télégraphique, style SMS, style littéraire, style abrégé,... Les possibilité sont nombreuses.

D'un point de vue sociologique et surtout aussi marketing, « Vous avez un format ! » : profession, âge, sexe, lieu d'habitation, salaire, situation familiale, loisirs, sites Web consultés... plus les informations sont fines et nombreuses, plus elles sont intéressantes pour atteindre la « cible » définie.

Enfin, le bon format peut renvoyer à la version officielle d'un événement, vraie ou fausse, mais celle en vigueur, politiquement correcte.

Pour tendre vers ces formats, il est tentant de vouloir formater personnes et objets pour avoir ainsi des choses uniformisées, standardisées, calibrées, normalisées, normées, voire clonées et finalement interchangeables, sans diversité.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

«Il voit des formats partout» (2/4) : dans l'univers technique

« Il voit des formats partout » car il en a en (presque) partout

Après la présentation générale :

  1. les formats au pays du vocabulaire ;
  2. les formats dans l'univers technique : ci-dessous ;
  3. les formats dans l'univers non-technique ;
  4. les formats parmi le règne du vivant.

Dans l'univers technique, les formats (et les protocoles) sont omniprésents et donc incontournables. Entre autres en informatique. Avec toujours cette question ELFFOO : « Et Les Formats, Fermés Ou Ouverts ? », avec comme réponse des formats ouverts bien plus avantageux que fermés, car qui contrôle les formats...

Les formats en informatique

Les dimensions physiques : c'est un cas très souvent rencontré que de parler de format pour donner des mesures (format 5 pouces ou 3 pouces pour les disquettes).

Les supports physiques et leurs lecteurs : disquettes (de différents formats ou disquettes Zip), clé USB, CD Rom, DVD,... nécessitent obligatoirement des appareils pour les lire. Plus d'appareils de lecture, plus de données utilisables.

La connectique : les prises avec leurs formes et leurs dimensions sont sources de dangers car elles peuvent disparaître : comment alors connecter ensemble les appareils (prise parallèle pour imprimante par exemple).

Le matériel : modem, scanner, appreils photos, écrans,... les informations sur le fonctionnement des matériels peuvent être à un format ouvert ou pas. Dans ce second cas, on peut être bien gêné car impossible d'utiliser ces matériels largement.

Les claviers : au format français (AZERTY), anglo-saxon QWERTY, et il y en a bien d'autres, avec plus ou moins de touches, y compris certaines touches propes à certaines machines et utilisables qu'avec certains logiciels.

Les systèmes de fichiers : le premier format assez peu visible, c'est la manière dont les supports (disques durs, clé USB,...) sont structurés suite au formatage en FAT16 ou ext2 ou HFS et d'autres encore. Un format très important.

Les fichiers : les formats des fichiers, voilà LE format le plus souvent rencontré et très souvent vécu comme problématique (le fichier ne s'ouvre pas, il n'y a pas la bonne version du logiciel, le logiciel n'existe plus,...). C'est le format des données, avec les 3 catégories (texte, image fixe ou animée et son), où se trouvent les fichiers de traiment de texte, les fichiers video, de photo ou de musique... avec leurs formats et leurs extensions connues ou pas (.html, .doc, .jpeg, .mp3, .ogg, .tex, .pdf,...).

Les métadonnées : autre format assez peu visible, le format des métadonnées est capital pour fournir des données sur les données (titre, auteur, date, type de document,...) et permettre de se retrouver dans un océan d'informations. Si le format des métadonnées est ouvert, il est exploitable facilement et largement (comme TEI).

Le codage de caractères (aussi appelé encodage) : c'est le troisième format presque invisible, celui qui code des caractères saisis, y compris ceux qui sont particuliers (e dans l'o, œ, et autres majuscules accentuées, sans parler des signes absent de nos alphabets latins) et ceux que l'on ne voit pas vraiment (espace, retour à la ligne).

Les logiciels : eux aussi ont un format, ouvert ou fermé. Dans le premier cas on parle de logiciels libres (avec sa licence, voir plus bas) et de son code source ouvert. Un logiciel au format fermé est souevnt appelé propriétaire.

Les interfaces de programmation : aussi appelés API, ce sont les petits programmes qui permettent d'accéder et de travailler avec les gros. Si ces interfaces sont ouvertes, alors cela peut inciter à utiliser le programme.

Les langage de programmation : s'ils sont presque tous ouverts (pour que les programmeurs les utilisent), certains le sont moins car dédiés à un environnement (problème de portabilité) ou alors on peut rencontrer une écriture de code volontairement « obscure » (pas de documentation, pas de respect des mises en forme,...).

Traiter d'informatique sans traiter d'Internet n'est pas concevable. Et là aussi les formats et les protocoles sont présents.

Les échanges entre machines, petites ou grosses, personnelles ou professionnlles, reposent sur le protocole ouvert TCP/IP. Pour le Web, le protocole ouvert HTTP et le format ouvert HTML sont à la base. Pour le courriel, les protocoles ouverts SMTP, POP et IMAP sont systmétiquement utilisés. Sans parler du protcole ouvert FTP.

Et à l'opposé de cela, on a des cas comme la messagerie instantanée que les industriels essayent de faire reposer sur des protocoles et formats fermés, les leurs, propres à chaque logiciel.

Le monde de l'électronique et des télécommunications

Le courrier électronique, les données au format électronique ou le vote électronique sont des sujets liés à l'informatique. Où le problème des formats se pose, notamment pour le vote électronique.

Les télécommunications ne peuvent quant à elles reposer sur des formats et protocoles propres à chaque appareil, sinon comment faxer facilement, comment télépéhoner (en fixe ou mobile) sans se soucier de 'appareil du correspondant, comment envoyer des SMS simplement.

La radio et la télévision ne reposent pas sur des formats propres à chaque appareil, sinon il n'y aurait pas eu une telle adoption et une telle pénétration des appareils faciles d'emploi.

Le monde juridique

Le monde juridique est-il un monde technique ? Sans vouloir lancer de débat ni de polémique, il est pris ici dans ce sens à propos des licences d'utilisation des logiciels et des données.

Et encore une fois, il y a des questions de formats concernant ce que ces licences, rédigées en termes techniques, autorisent ou pas : si elles sont ouvertes ou pas.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

«Il voit des formats partout» (1/4) : au pays du vocabulaire

« Il voit des formats partout », car il y en a (presque partout)

Après la présentation générale :

  1. les formats au pays du vocabulaire : ci-dessous ;
  2. les formats dans l'univers technique ;
  3. les formats dans l'univers non-technique ;
  4. les formats parmi le règne du vivant.

Le terme « format » se retrouve dans certains mots, tout comme sa racine « form- » qui y renvoit bien souvent. Une petite visite...

La famille préfixe + «format» + suffixe

Le format : le point de départ, lié à la forme, comme le duo du fond et de la forme, donc incontournable

formater : le fait de donner un format à un disque dur (ou une disquette, ou une clé USB), et au sens figuré (et péjorativement) à des esprits, de la musique, etc.

Le formatage : l'action de donner un format de fichier en informatique, mais aussi d'imposer une manière, un style, un comportement,... (au figuré).

La formation : elle donne un format.

Le formateur ou la formatrice : eux, ils dispensent un format lors de formation.

L'information : ces données qui ont un format...

L'informatique : et oui, la science du traitement de l'information automatique

Et l'informateur : qui livre des informations...

Enfin, la reformation, qui reconstitue un format, la déformation, quand on modifie un format et la transformation pour passer d'un format à un autre.

La famille préfixe + «forma» + suffixe

formaliser et la formalisation s'en tiennent aux formes de base.

Et le formalisme peut se formaliser des manquements aux formes.

La famille préfixe + «form» + suffixe

Avec les voyelles « i », « o » et « y » : rien n'est à signaler, exception faite du « i » avec la conformité, le conformisme, l'uniformisation et uniformiser. Il y a bien aussi les formats qui sont formidables ou qui sont dangereux et formiques comme les acides ; ou le formol pour conserver les formats ? Mais non, rien à voir vraiment avec eux ; et rien pour le y.

Avec le e :

  • La forme : la garder ou en donner une pour avoir quelque chose de formée, avec aussi le tournevis cruciforme ou le talent protéiforme.
  • formelle est la logique ou la politesse et formel le démenti, qui s'attachent tous aux formes.
  • informer consiste à donner des informations, et mieux vaut être bien informé.
  • informel, qui refuse les formes, et informe, sans forme, sans format défini.
  • conforme, se conformer, conformément (et la conformité) vérifient que la forme est respectée.
  • former (et sa déformation), reformer (et sa reformation) et transformer (et sa transformation) change de forme, en reconstitue une et font passer de l'une à l'autre.
  • la réforme et réformer consiste à changer de format ; et on réforme, ou on met à la réforme, ce qui n'est plus au format, ou qui ne peut plus y être mis : les personnes (dans les armée ou les entreprises) ou les choses.
  • l'uniforme n'a qu'une seule forme ou format pour tous.
  • Sans oublier la mise en forme d'un texte et la remise en forme physique.

Finissons avec le u :

  • une formule : chimique, mathématique ou de magie, elle a la bonne forme.
  • formuler : donner une forme à une idée.
  • le formulaire : il a une forme et un format, même sur le Web.
  • la formulation donne une forme.

Bien sûr, tout ce qui est ci-dessus est ouvert et reformulable.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La saga ODF

Dossier sur le format ouvert ODF et ses aventures... (mise à jour : le 6 juin 2006)

Le format ODF, OpenDocument Format, est apparu avec la suite bureautique OpenOffice.org. Il est au centre des affrontements entre les différents logiciels de bureautique. C'est aussi un enjeu capital pour les États et pour les sociétés concernées : encore une fois, c'est la guerre des formats, avec une véritable saga.

ODF, une fiche fechnique
MaSaga : la saga ODF au Massachussets

C'est l'État du Massachussets (Ma, abréviation officielle) qui a mis le premier sur le devant de la scène le format ODF. Cela a été très peu relaté en France par la presse spécialisée en ligne ou papier.

  • janvier 2004 : Eric Kriss, Secrétaire de l'Administration et des Finances de l'état du Massachussets lance la nouvelle politique des Standards Ouverts de l'état du Massachussets
  • janvier 2005 : Eric Kriss annonce la poursuite et l'élargissement de cette politique dans un excellent texte définissant précisément de vrais standards ouverts, traitant aussi des archives de son état ; une future liste de formats ouverts sera publiée ; il annonce aussi que le format XML de Microsoft Office 2003 n'est pas considéré comme un format ouvert du fait de sa licence et des brevets, mais il précise être en contact avec la société
  • mars 2005 : publication d'une liste de formats ouverts retenus par le Massachussets : il y a le format OpenDocument de la suite OpenOffice.org, et aussi le format d'Office 2003 qui est alors considéré comme un format ouvert par le Massachussets, un changement de la licence étant intervenu ; un appel à commentaires est lancé jusqu'au 1er avril 2005
La saga ODF en France

Depuis début avril 2005, le format ODF est à l'honneur en France avec le Référentiel Général d'Interopérabilité (RGI) de la DGME (Direction Générale de la Modernisation de l'Etat).

ODF ailleurs aussi

D'autres pays se penchent aussi sur le format ODF et prennent des décisions.

...à suivre...

Dossier futurs DVD : HD, Blu-ray et les autres

Guerre des formats pour les prochains DVD

Avertissement : dossier de la catégorie Synthèse, publié le 25 février 2006, mis à jour le 28 février 2006.

Sur le marché des DVD video, il y avait un format commun utilisé par tous et qui a sans doute permis d'obtenir le succès rencontré. Des millions de DVD video vendus pour des lecteurs de tous types, qu'ils soient portables, de salon ou d'ordinateur : l'interopérabilité en action.

Et puis vint le temps des divisions : pour les DVD video de la génération suivante, plus riches, plus performants, « pour plus de confort » et « pour une expérience numérique encore plus unique », les acteurs du marché anciens partenaires sont devenus des adversaires, avec deux grands camps : celui du HD-DVD et celui du Blu-ray DVD, pas vraiment des formats ouverts.

Ce dossier consacré à cette guerre HD contre Blu-ray propose une liste chronologique des articles de Formats-Ouvert.org publiés sur le sujet, avec aussi des articles autres.

Dossier DADVSI

Une chronologie à propos du projet de loi DADVSI

Avertissement : ce document de la catégorie Synthèse a été publié le 21 décembre 2005 et a été mis à jour le 7 janvier 2006. Cette chronologie ne se veut pas exhaustive, mais fournit certains points.

Le projet de loi DADVSI a été débattu en urgence les 20, 21 et 22 décembre 2005, les 7, 8 et 9 et les 14, 15 et 16 mars 2006 à l'Assemblée nationale. Le vote final a eu lieu le 21 mars. Il envisage de rendre obligatoires les DRM dans les logiciels et les contenus : cela signifierait l'interdiction des logiciels et contenus libres, des standards ouverts et même d'Internet. Le Sénat l'étudie les 4, 9 et 10 mai, avec vote le 10 mai. Une Commission Mixte Paritaire (CMP) est prévue le 22 juin.

  • 20 décembre 2005, soirée : 5 députés UMP, MM. Bernard Carayon (Tarn), Richard Cazenave (Isère), Claude Goasguen (Paris), Lionel Luca (Alpes-Maritimes) et Jacques Remiller (Isère) publient un communiqué intitulé Dadvsi, des Lumières à l'obscurantisme technologique, ou l'occasion manqué. Ils y critiquent le projet de loi DADVSI qui «va peut-être rater une occasion unique de réconcilier le consommateur avec le droit d'auteur et finalement fragiliser la diversité culturelle par un inutile mécano juridique destiné à protéger des oligopoles dépassés par le progrès technique et les réseaux»

  • 21 décembre 2005 : article de Libération, La réforme du droit d'auteur discutée à l'Assemblée est un risque pour la diversité culturelle. Coup de frein sur le Net, de Bernard Carayon (député UMP du Tarn) et Muriel Marland-Militello (député UMP des Alpes Maritimes), http://liberation.fr/page.php?Article=346429
  • 21 décembre 2005, 8h20 : interview de Renaud Donnedieu de Vabres sur Europe 1
  • 21 décembre 2005, 23h30 : vote de 2 amendements (153 et 154), 28 contre, 30 pour, qui va à l'encontre de l'approche générale du projet de loi et qui indique : De même l'auteur ne peut interdire les reproductions effectuées sur tout support à partir d'un service de communication en ligne par une personne physique pour son usage privé et à des fins non directement ou indirectement commerciales, à l'exception des copies d'un logiciel autres que la copie de sauvegarde, à condition que ces reproductions fassent l'objet d'une rémunération telle que prévue à l'article L. 311-4.
  • 22 décembre 2005 : toute la journée, nombreuses réactions d'artistes et de responsables politiques dans la presse, la radio, ou à la télévision, y compris mini-manifestation regroupement d'artistes au café proche de l'Assemblée nationale ; poursuite des débats, qui cessent à 00h30 le vendredi 23 décembre.
  • 23 décembre 2005 - 17 janvier 2006 : pause parlementaire, avec reprise des débats sur le projet de loi DADVSI annoncé pour le mardi 17 janvier ;

Dossier les états et les standards ouverts

Une liste de pays qui retiennent les standards ouverts (mise à jour au 17 octobre)

Note : cet article de la catégorie Synthèse a une date de première publication (qui figure en fin d'article), et une date de dernière mise à jour (mentionnée ci-dessus dans le sous-titre).

Voici des informations sur les pays qui ont fait des déclarations ou pris des décisions en faveur des standards ouverts (liste qui sera complétée au fur et à mesure).

Problème de départ : comment définir un standard ouvert ? Car tout dépend de la définition donnée, notamment en ce qui concerne la licence d'utilisation et ses clauses. Pour définir un standard ouvert, le texte dans la loi française LCEN indique qu'il s'agit d'un « protocole » et d'un « format » qui est « interopérable » et « dont les spécifications techniques sont publiques » (donc publiées et avec indication claire de la disponibilité) « sans restriction d'accès » (donc plutôt en ligne, sans inscription obligatoire, sans frais de consultation, sans format fermé pour les lire) « ni de mise en œuvre » (donc pas de public particulier seuls utilisateurs possibles ni de limile d'utilisation ni de brevet).

Belgique : le 25 juin 2004, le Conseil des ministres belges a publié un texte qui annonce l'utilisation exclusive de standards ouverts : http://formats-ouverts.org/blog/2004/07/24/53. En octobre 2004, un livre blanc du Service public fédéral Technologie de l’Information et la Communication recommandait l'utilisation de standards ouverts : http://formats-ouverts.org/blog/2004/10/16/154. En mai 2005, le gouvernement belge a lancé le BELGIF (BELgian Governement Interoperability Framework) avec utilisation de standards ouverts : http://formats-ouverts.org/blog/2005/06/26/441.

France : la loi sur la confiance en l'économie numérique (LCEN) définit depuis le 22 juin 2004 les standards ouverts dans son article 4, chapitre Ier, titre Ier : http://formats-ouverts.org/blog/2004/07/01/12.

Le Cadre Commun d'Interopérabilité (CCI) définit par l'Agence pour Développement de l'Administration Electronqiue (ADAE) recommande les standards ouverts : http://www.adae.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=41

Le plan stratégique de l’administration électronique http://www.adae.gouv.fr/article.php3?id_article=315 avec ce passage par exemple :

La France contribuera fortement à l’émergence d’une administration électronique européenne, à la convergence des services offerts par les États membres, à la compatibilité et l’interopérabilité des systèmes d’information construits sur des standards ouverts.

Massachussets : il a décidé en septembre 2005 de retenir le format ouvert Open Document comme format officiel de bureautique pour toutes ses structures. Cette décision entre en vigueur le 1er janvier 2007 : http://formats-ouverts.org/blog/2005/09/02/520

Cette décision avait été précédée en janvier 2005 d'une annonce forte pour en faveur de l'utilisation de standards ouverts, http://formats-ouverts.org/blog/2005/01/21/255.

Norvège : en juin 2005, le ministre norvégien de la modernisation, Morten Andreas Meyer, a déclaré qu'à partir de 2006 les institutions gouvernementales nationales et locales devront avoir un plan d'utilisation de logiciels libres et de standards ouverts ; http://formats-ouverts.org/blog/2005/06/29/444

Nouvelle Zélande : elle refuse les DRM car ils constituent des formats fermés, ils empêchent l'interopérabilité, ils posent des problèmes pour l'archivage et pour l'indépendance vis-à-vis des fournisseurs : http://formats-ouverts.org/blog/2005/06/23/438.

Dossier DRM

Des exemples d'utilisation de DRM (mis à jour le 28 avril 2006)

Note : ce long article de la catégorie Synthèse a une date de première publication (qui figure en fin d'article), et une date de dernière mise à jour (mentionnée ci-dessus dans le sous-titre). Il est possible d'avoir (dans une longue page) les articles regroupés ci-dessous, avec une recherche du terme DRM, http://formats-ouverts.org/blog/?q=DRM

Les DRM, (Digital Rights Management, gestion des droits numériques) sont une technologie de plus en plus présente dans le monde numérique. Les DRM sont mis en place et utilisés dans toute la chaîne numérique, au niveau des fichiers et aussi du matériel.

Les DRM sont à l'opposé des formats ouverts et vont à l'encontre de l'interopérabilité au travers du dispositif de contrôle qu'ils mettent en place :

  • les DRM de Windows Media : date d'expiration et nombre de lecture sont prévus







  • les DRM dans les écrans qui peuvent empêcher un affichage de contenu « non-autorisé » ;

Dossier Bibliothèque numérique (européenne ou non)

Des informations chronologiques à propos de Bibliothèque numérique, européenne ou non

Avertissement : ce long document de la catégorie Synthèse a été publié le 15 septembre 2005 et a été mis à jour le 18 novembre 2007.

Deux chronologies ont été publiées en février 2006, bien après le début du dossier de bibliothèque numérique européenne (fin 2004). Elles sont plus officielles et moins détaillées que celle de cette page :

Le projet de bibliothèque numérique, européenne ou pas, touche directement aux sujets des formats de données, des protocoles, des logiciels. Et les standards ouverts y ont une place capitale à jouer. Voici donc une chronologie et des références sur le projet de bibliothèque numérique européenne comme non-européenne :

  • 14 décembre 2004 : annonce du projet Google Print for Libraries (les bibliothèques), qui devrait proposer proposer près de 15 millions de livres numérisés (soit 4,5 milliards de pages), issus de 5 bibliothèques anglo-saxonnes (4 américaines : celles de Harvard, de Stanford, de l'université du Michigan, et la bibliothèque publique de New York ; 1 anglaise : Oxford), avec lesquelles un accord a été signé.
  • depuis fin janvier 2005 : nombreuses interventions de Jean-Noël Jeanneney (presse, radio, conférence,...) sur le sujet
  • fin avril 2005 : les bibliothèques nationales de 19 pays, puis 6 chefs d'État et de gouvernement européens appelent à une coopération de l'Europe pour la création d'une bibliothèque numérique européenne
    • Article Plaidoyer pour une «bibliothèque numérique européenne», de la rédaction de ZDNet France, le 28 avril 2005, http://zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39221312,00.htm
    • Article 19 bibliothèques en Europe signent un manifeste pour contrer le projet de Google, journal Le Monde, le 27 avril 2005, Emmanule de Roux, http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-643536,0.html
  • 2 et 3 mai 2005 : prise de position favorable au projet de bibliothèque numérique européenne de la part de responsables européens lors des Rencontres pour l'Europe de la culture, à la Comédie Française (Paris) : Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois et alors président en exercice de l'Union, a apporté son soutien à l'initiative d'une bibliothèque numérique européenne, ainsi que Viviane Reding, commissaire à la Culture.
  • 11 juillet 2005 : annonce de la première réunion du comité de pilotage en vue de la création d'une bibliothèque numérique européenne
  • 12 juillet 2005 : signature du décret n° 2005-780 du 12 juillet 2005 instituant un comité de pilotage en vue de la création d'une bibliothèque numérique européenne
  • mi-septembre 2005 : action collective en justice d'auteurs contre Google Print
  • 20 septembre 2005 : interview de Jean-Noël Jeanneney : il y traite de l'importance symbolique, politique et cultutelle du projet, de sa durée (3 à 4 ans), de son côut (peut-être 300 à 400 millions d'euros à 25 états, pour 5 à 6 millions de livres européens), de la position de la France (à l'initiative du projet avec sa réaction du 22 janvier, et qui a aussi Gallica).
  • Calendrier prévu (au 15 septembre 2005) :
    • septembre 2005 : travail du groupe d'experts ;
    • des propostions de la France seront faites à ses partenaires européens ;
    • troisième semaine d'octobre 2005 : tenue du troisième comité de pilotage (lu dans l'article de Libération du 1er septembre) ;
    • 14 décembre 2005 : un an après l'annonce de Google, remise au Président de la République du Livre blanc.
  • 10 octobre 2005 : journée d'études organisée par l'Association des bibliothécaires français (ABF) et la BnF, intitulée Bibliothèques numériques, où en sommes-nous ?, à Paris.
  • 13 octobre 2005 : colloque intitulé Patrimoine, numérisation et accès aux savoirs, à Bordeaux, dans l'Hôtel de Région du Conseil Régional d'Aquitaine ; lors des questions de la salle, Jean-Noël Jeanneney, président de la Bibliothèque nationale de France (BnF) est interrogé sur la problématique des standards ouverts : est-elle prise ne compte par le comité de pilotage du projet de création de la Bibliothèque numérique européenne ? Le Président de la BnF a répondu « oui, bien sûr »
  • mi-octobre 2005 : l'association des éditeurs américains (Association of American Publishers, AAP) porte plainte pour violation du copyright contre Google
  • 17 octobre 2005 : les versions de Google Print pour 8 huits pays européens sont en ligne (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie, Pay-Bas et Suisse)
  • fin octobre 2005 : des éditeurs allemands annoncent qu'ils souhaitent numériser eux aussi des livres, sans passer par le projet de Google
  • 3 novembre 2005 : Google ouvre sa bibliothèque Google Print avec des livres numérisés, du domaine public et issus du projet ;
  • 3 novembre 2005 : Amazon annonce qu'il sera possible de se procurer une version numérique d'un livre déjà acheté, mais aussi de ne choisir qu'une page, un chapitre ou une section ;
  • 4 novembre 2005 : Microsoft et la British Library annoncent « un partenariat stratégique » ;
  • 14 novembre 2005 : Conseil des ministres européen de la Culture et de l'Audiovisuel, à Bruxelles, avec le projet de Bibliothèque numérique européenne à l'ordre du jour : Les ministres ont finalement procédé à un échange de vues sur la communication de la Commission "i2010: bibliothèques numériques". (texte du communiqué de presse du Luxembourg, rien du côté français)
  • 17 novembre 2005 : rencontre à Paris entre représentants de la BnF (Bibliothèque nationale de France) et de la BL (British Library), alors que cette dernière a annoncé un « partenariat stratégique » avec Microsoft portant sur la numérisation
  • 5 décembre 2005 : le ministre de la culture présente au Sénat le budget de son ministère, avec l'annonce du montant du budget pour le comité de pilotage de la bibliothèque numérique européenne : « Enfin, le comité de pilotage de la bibliothèque numérique européenne, que je préside, avance et sera doté de 400 000 euros l'an prochain, si vous adoptez le budget qui vous est soumis, afin que de ce grand et beau projet, voulu par le Président de la République, jaillissent de nouvelles sources de connaissances et de découvertes accessibles à tous les publics. »
  • 10 janvier 2006 : trois articles de presse annoncent le quatrième comité de pilotage,
    • une dépêche de l'AFP citant Agnès Saal, directrice générale de la Bibliothèque nationale de France (BnF), indique notamment que « l'objectif 2006 est de démarrer tout de suite en coopération avec quelques États ».
    • une interview dans Les Echos de Jean-Noël Jeanneney, président de la Bibliothèque nationale de France (BnF), indique que le calendrier est que « la BNE voie le jour d'ici à la fin de l'année et trouve une vitesse de croisière en 2007 ».
    • un article dans Le Monde reprenant les propos d'Agnès Saal et développant ;
  • 31 janvier 2006 : remise au Ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres du rapport « Bibliothèque Numérique Européenne », rédigé par Alexandre Moatti, Valérie Tesnière (BnF), Noémie Lesquins (BnF) et fruit des travaux du Comité de pilotage « Bibliothèque numérique européenne » qui s'est réuni 4 fois entre le 13 juillet 2005 et le 11 janvier 2006 : fichier PDF, http://bibnum.over-blog.com/article-4226019.html
  • Février 2006 : la revue mensuelle La lettre d'information du Ministère de la culture et de la communication, n°134 de février 2006, consacre sa couverture et un dossier à la bibliothèque numérique : La bibliothèque numérique européenne entre dans sa phase opérationnelle, 3 pages (7 à 9)
  • 28 février 2006 : réunion des 6 bilbiothèques nationales de Belgique, Canada, France, Luxembourg, Québec et Suisse. La suite le 24 mars...
  • 2 mars 2006 : la Commission européenne a annoncé dans un communiqué de presse plusieurs décisions à propos du projet de la bibliothèque numérique européenne (BNUE), « projet phare de la stratégie globale de la Commission pour stimuler l'économie numérique » :
    • dénommée TEL, The European Library, elle a été lancée par des membres de la Conférence des bibliothécaires nationaux européens ;
    • les résultats de l'enquête lancée du 30 septembre 2005 au 20 janvier 2006 sur les bibliothèques numériques ont été publiés ;
    • 27 mars 2006 : réunion d'un groupe à haut niveau sur la bibliothèque numérique européenne, présidé par Mme Reding. Il réunira les principales parties concernées de l'industrie et des institutions culturelles et abordera des questions telles que la collaboration entre les secteurs public et privé dans le domaine de la numérisation et des droits d'auteur ;
    • mi-2006 : présentation d'une proposition de recommandation sur les obstacles à la numérisation et à l'accessibilité en ligne ;
    • fin 2006 : mise en place d'une collaboration entre les bibliothèques nationales de l'UE ;
    • en 2006 : la Commission présentera sa stratégie pour la création de bibliothèques numériques consacrées au contenu scientifique et universitaire ;
    • avant la fin 2006 : une communication de la Commission sur le «contenu en ligne» traitera des questions plus vastes telles que la gestion des droits de propriété intellectuelle à l'ère numérique ;
    • en 2008 : 2 millions de livres, films, photographies, manuscrits et autres œuvres culturelles accessibles via la bibliothèque numérique européenne ;
    • en 2010 : au moins 6 millions de documents disponibles ; et chaque bibliothèque, archive ou musée d'Europe sera potentiellement en mesure de relier ses ressources numériques à la bibliothèque numérique européenne.
    • La Bibliothèque nationale de France (BnF) a indiqué dans un communiqué qu'elle « se réjouit » de ces décisions et « poursuit son action pour que la contribution française à ce projet qu'elle a ardemment porté soit à la mesure de l'enjeu ».
  • 2 mars 2006 : la British Library (BL, bibliothèque nationale britanique), a annoncé le 2 mars la mise en place dans l'outil de recherche Google Scholar de réponses incluant ses documents, avec la posisbilité de les obtenir depuis son service de commande en ligne, British Library Direct.
  • 17 mars 2006 : le premier jour du salon du livre 2006, une conférence avait lieu, intitulée Bibliothèques numériques : quels projets ? quels enjeux ?. Elle réunissait Jean-Noël Jeanneney (Président de la Bibliothèque nationale de France), Mats Carduner (Directeur Général de Google France) et un représentant de l'OCA (Open Content Alliance). Ce fut l'occasion d'échanges particuliers qui seront développés.
  • 24 mars 2006 : la BnF publie un communiqué de presse intitulé La francophonie à l'heure du numérique. Y est annoncé que 6 bibliothèques nationales se sont réunies le 28 février : il s'agit de celles Belgique, Canada, France, Luxembourg, Québec et Suisse. Elles ont décidé de mettre en place un réseau de bibliothèques numériques.
  • 25 mai 2006 : article Vers la très grande bibliothèque numérique, par Jean-Noël Jeanneney dans le journal Le Monde, http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-775455,0.html : « Un dernier mot. Si j'ai cru efficace d'engager l'aventure dans le cadre de l'Europe, il n'est pas question de négliger la francophonie (pas plus que ne le feront le Portugal et l'Espagne pour leurs langues respectives). Nous avons donc fondé à Paris, tout récemment, un réseau des bibliothèques patrimoniales francophones pour la numérisation, qui recouvre partiellement le premier : Belgique, Canada, France, Luxembourg et Suisse ; il s'élargira bientôt à d'autres pays, selon des cercles concentriques. »
  • 31 mai 2006 : de 14h à 16h, conférence au salon i-expo avec Jean-Noël Jeanneney, Président de la Bibliothèque nationale de France pour la BNUE (Bibliothèque numérique européenne), Julien Masanes de European Archive, représentant du projet OCA (Open Content Alliance) et Jens Redmer, responsable du service Google Recherche de Livres en Europe pour le projet Google Books.
  • 8 juin 2006 : 18h30, La Table à Palabres de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) reçoit Lise Bissonnette et Jean-Noël Jeanneney sur le thème La bibliothèque numérique francophone
  • 9 août 2006 : accord entre l'université de Californie et Google pour Google Books ; la bibliothèque de l'université de Californie est déjà impliquée dans le projet de bibliothèque numérique OCA ; communiqué de presse Google, Google Book Search and UC Library Partnership, le 9 août 2006, en anglais, http://www.google.com/press/annc/books_uclibrary.html
  • 7 décembre 2006 : à la BnF, matinée pour faire le point sur le BnuE : annonce du site Europeana et présentation d'une maquette
  • janvier 2007 : la BnF recrute pour Europeana avec 8 fiches de postes en ligne sur son site
  • 9 janvier 2007 : signature entre la BnF et France Telecom d'un protocole d'accord à propos de la BnuE, annoncée sur le site de la BnF
  • 5 février 2007 : La bibliothèque de l'université de Princeton rejoint Google. Il s'agit de la 12e bibliothèque du projet, la deuxième de l'année 2007
  • 23 au 27 mars 2007 : Salon du Livre, et lancement public de la Bibliothèque numérique européenne (BnuE) Europeana.
  • 2 avril 2007 : Jean-Noël Jeanneney quitte son poste de président de la BnF, atteint par la limite d'âge (65 ans) ; Bruno Racine, qui était président du centre Beaubourg, lui succède.
  • 23 août 2007 : Agnès Saal, Directrice générale de la BnF depuis 2001 est nommée Directrice générale du centre Beaubourg.
Ressources et liens :

Une liste de formats ouverts XML

Des formats ouverts de type XML (mis à jour au 20 février 2006)

Les documents de la catégorie Synthèse ont une date de première publication (qui figure en fin d'article), et une date de dernière mise à jour (mentionnée ci-dessus dans le sous-titre).

Voici une liste non exhaustive, et qui sera enrichie, de formats ouverts de type XML qui ont fait l'objet d'un ou de plusieurs articles sur Formats-Ouverts.org. Ces formats ont des DTD (ou des Schema) publiés, disponibles et librement utilisables, c'est-à-dire du XML ouvert.

  • BiblioML (notices de bibliothèques)
  • DocBook (documentation)
  • Dublin Core (métadonnées) dans sa version XML
  • EAD (archives)
  • MARCXML (catalogue de bibliothèques)
  • OpenDocument (suite bureautique)
  • RSS et Atom (syndication Web)
  • SMIL (présentations multimédias interactives)
  • SSML (voix)
  • SVG (animation)
  • TEI (balisage, notation et échange de corpus de documents électroniques)
  • XHTML (pages Web), avec les fichiers CSS (qui ne sont pas du XML)
  • XForms (formulaires Web)
  • XKMS (sécurité et gestion des clés publiques)
  • XML Include (fusion de XML)
  • XOP (binaire en XML)